La musique au bout des doigts

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Pierre Simard

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Yanick Poisson
La Tribune

(Drummondville) L'histoire d'amour entre le chef d'orchestre Pierre Simard et la musique ne date pas d'hier. Au moment de faire son entrée à l'école primaire, les parents du patron de l'Orchestre symphonique de Drummondville ont eu la brillante idée de l'inscrire à un établissement offrant une concentration musicale. Il a tout de suite eu le coup de foudre.

« J'ai été extrêmement chanceux de fréquenter des écoles musicales, d'abord Le Plateau, puis l'école Joseph-François-Perreault. Ma passion, c'est là qu'elle est née », indique le musicien.

M. Simard a d'abord appris le violon, puis le hautbois. Après une courte tentative en administration au cégep, il s'est vite aperçu que son avenir était en musique, et il s'est inscrit au Conservatoire de Montréal. Il n'était toutefois pas question pour lui de se limiter à l'interprétation. Investi d'un grand désir de diriger, il s'est spécialisé dans la direction d'orchestre et dans l'écriture.

« Pour devenir chef d'orchestre, il faut pousser l'instrument jusqu'à devenir professionnel. Afin de connaître l'écriture, il faut aussi étudier l'histoire de la musique, la gestuelle et son impact sur un groupe de musiciens. Il faut autant d'années de scolarité que pour un médecin », explique-t-il.

Selon Pierre Simard, être chef d'orchestre, c'est aussi être psychologue, puisqu'il faut être en mesure d'utiliser les talents des musiciens comme s'il s'agissait d'un incroyable instrument. Il faut également détenir des notions d'entrepreneuriat: les orchestres symphoniques répondant à des impératifs similaires à ceux des entreprises privées.

D'un océan à l'autre

Après avoir complété sa maîtrise à Baltimore - il s'est d'ailleurs réjoui de la victoire des Ravens au Super Bowl -, M. Simard a travaillé pour divers petits organismes musicaux avant d'obtenir l'opportunité de travailler en tant que chef assistant pour l'Orchestre de Calgary.

Avide de nouveaux défis, mais surtout souhaitant revenir habiter au Québec, l'artiste succède à Marc Bélanger à l'Orchestre symphonique de Drummondville. Il accepte aussi en 2008 la direction du Vancouver Island Symphony à Nanaimo en Colombie-Britannique.

« Ces orchestres représentaient de bons défis pour moi. Ce sont des groupes assez jeunes et à la recherche d'un nouveau souffle. C'est une belle expérience pour moi », a-t-il indiqué.

M. Simard estime que l'orchestre drummondvillois a beaucoup progressé au cours des dernières années. Il a noté une nette amélioration dans la sonorité et la capacité des musiciens. Il s'est également réjoui d'avoir pu étendre la programmation de l'orchestre en ajoutant notamment des spectacles à Victoriaville et Nicolet.

« Nous avons maintenant un répertoire qui peut presque être associé à celui des grands orchestres urbains, je travaille avec une quarantaine de musiciens qui veulent apprendre et l'ambiance de travail est formidable. Nous avons une organisation dynamique », fait-il remarquer.

Nul n'est prophète dans son pays

Le brio de Pierre Simard lui a permis de recevoir des invitations afin de participer à des spectacles ponctuels de grands orchestres symphoniques à Toronto, Ottawa, Edmonton, Victoria et, plus récemment, Kingston. Même s'il fait un tabac à l'étranger, le Montréalais d'origine attend toujours d'être invité par l'orchestre de la ville qui l'a vu grandir.

« Ce serait un rêve que de diriger l'OSM et j'espère que ça va arriver un jour. Mais comme nul n'est prophète dans son pays et j'attends toujours Montréal », a-t-il mentionné.

M. Simard s'attend à être à la tête de l'orchestre drummondvillois pour le 200e anniversaire de la Municipalité en 2015, mais il ne sait pas où l'avenir le mènera par la suite. Il fait notamment partie des candidats en vue de la succession du chef d'orchestre de Kingston.

« Pour laisser sa marque au sein d'un groupe symphonique, il faut rester au moins neuf ans. Je n'ai pas l'intention de manquer les célébrations du 200e de Drummondville. Après, je ne sais pas. »

Il est possible d'en apprendre davantage sur Pierre Simard et sa carrière en consultant le www.pierresimard.info.

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