Transmettre la passion

François Lefebvre... (Imacom, Maxime Picard)

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François Lefebvre

Imacom, Maxime Picard

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(Sherbrooke) C'était en 1975. François Lefebvre fut invité à participer à un tournoi de tennis pour adultes, disputé au club du Mont-Bellevue. Il n'est qu'un jeune homme et il est un peu intimidé. Sur place, un quiproquo survient entre l'entraîneur de Lefebvre, Marc Perron, et le responsable du tournoi. Ce dernier refuse d'accepter le jeune homme puisque ses souliers, des Adidas Gazelle rouges, ne sont pas conformes.

« Des situations comme celle-là ne devraient pas se présenter. Il fallait que ça change. Je voyais bien que le milieu du tennis n'était pas très ouvert, surtout pour les jeunes. On n'allait pas dans la bonne direction», se rappelle-t-il.

C'est la raquette qui a choisi François Lefebvre. Habile joueur de hockey malgré sa petite taille, il a même été nommé joueur le plus prometteur chez les As, l'association de hockey mineur antérieure au Shermont. Mais une commotion cérébrale l'a rapidement convaincu de trouver un sport où les contacts physiques n'existaient pas.

« J'ai fait du badminton à l'école St-François. J'aimais aussi beaucoup le tennis, que je regardais à la télévision. J'aimais Chris Evert, Jimmy Connors et surtout, Bjorn Borg. Borg, c'était mon idole. J'adorais sa force de concentration. J'usais la porte de garage chez nous en frappant des balles dessus. Avec mon voisin Marc Spalding, on a commencé à jouer dans les parcs, c'est là que j'ai connu Marc Perron, qui donnait des cours d'initiation et qui était passé au parc St-Jean-Baptiste.»

Parmi les pros

Lefebvre a rêvé de jouer sur le circuit professionnel. Il a touché à son rêve en 1986, à la Coupe Rodgers, lors d'un match d'exhibition qu'il a disputé aux côtés de Yannick Noah contre nul autre qu'Ivan Lendl. Lefebvre avait gagné sa place en étant l'un des huit meilleurs champions de clubs au Canada.

« Je me suis rendu compte que j'étais pas si pire que ça! Mais j'avais des problèmes de dos, j'ai dû faire une croix sur une carrière active. Devant cette situation, j'ai décidé de tout faire pour aider des jeunes à vivre cette expérience, à aller le plus loin possible.»

Justement. C'est en 1983 qu'un jeune homme arrivant d'Afrique débarque au Club de tennis et voile de Magog. Au premier coup d'oeil, François Lefebvre est assuré que le jeune Frédéric Niemeyer, alors âgé de 10 ans, a tout ce qu'il faut pour percer.

Ce fut le début d'une association qui durera plusieurs années et portera le jeune homme de Deauville jusqu'au deuxième tour à Wimbledon, en 2003, et un 134e rang au classement mondial, en 2004.

Enseigner sa passion du tennis aux plus jeunes, voilà ce à quoi carbure François Lefebvre depuis plus de 30 ans, et depuis une vingtaine d'années, avec Pierre Ouzilleau.

Mais au-delà des coups droits et des revers, il a également contribué à mettre sur pied le tennis évolutif, au Séminaire Salésien, le premier du genre au Canada.

Son implication pour doter le Centre récréatif de Rock Forest de nouvelles surfaces de jeu synthétique, la bonne tenue du tournoi FUTURES à ses six premières années d'existence ainsi que son rôle pour le volet tennis des Jeux du Canada 2013 confirment sa place comme développeur dans ce sport.

« Je passe le flambeau dans plusieurs dossiers. On s'oublie beaucoup, comme entraîneur. Mon fils Vincent est parmi les meilleurs joueurs de moins de 14 ans au Québec et il veut que je l'accompagne. C'est ce que je ferai.»

Pour la petite histoire, le jeune garçon aux souliers Adidas Gazelle rouges a finalement présidé le Club de tennis du Mont-Bellevue pendant 17 ans...

 

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