Le piano en tête

Félix Marquis... (Imacom, Maxime Picard)

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Félix Marquis

Imacom, Maxime Picard

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Steve Bergeron
Steve Bergeron
La Tribune

(SHERBROOKE) Félix Marquis est la preuve vivante que les concours de musique régionaux ont leur raison d'être. En 2011, il fut un des trois lauréats du concours de concerto de l'Orchestre symphonique des jeunes de Sherbrooke. Il avait alors joué le premier mouvement du Concerto pour piano no 2 de Saint-Saëns. Un an plus tard, il interprète la même pièce lors de la finale nationale du Concours de musique du Canada, à Toronto. Et il termine premier de sa catégorie.» Je maîtrisais bien ma pièce. Je me sentais en confiance et je savais ce dont j'étais capable... même si j'étais très, très nerveux le matin du concours «, se souvient-il encore.

Félix Marquis a obtenu une note de 93 pour cent, la plus haute de sa catégorie (Piano, 18 ans) dans ce concours d'envergure nationale. « J'ai déjà participé à plusieurs autres concours, mais c'est vraiment le plus gros que je remporte», ajoute celui qui sera à nouveau dans la course en 2013.

Pour le jeune homme de 19 ans, ce prix est aussi un coup de chapeau à tous ceux et celles qui l'ont encouragé dans la voie de la musique, depuis son primaire à l'École Sacré-Coeur jusqu'au Cégep de Sherbrooke, où il achève un DEC en musique.

« On m'a demandé pourquoi je ne suis pas allé au conservatoire après mon secondaire. Les gens seraient surpris de voir à quel point il y a d'excellents professeurs de musique au Cégep, dont Line Villeneuve, qui m'enseigne depuis le début du secondaire. Elle a beaucoup d'humour tout en étant très exigeante. Elle a toutes les qualités pour obliger ses élèves à travailler. Elle est comme une amie. »

Grisant concerto

Intéressé très tôt par la musique, Félix Marquis a commencé le piano en cours particulier dès la 1re année (alors qu'à l'école Sacré-Coeur, on n'y touche pas avant la deuxième année). Son choix d'instrument ne s'est jamais démenti.

« J'aime le piano parce qu'il peut se suffire à lui-même. Il n'a pas absolument besoin d'être accompagné. J'aime être maître de ce que je veux faire...», dit-il... avant d'avouer que d'être appuyé par tout un orchestre est l'expérience la plus grisante qu'il ait connue. Il veut d'ailleurs se diriger vers une carrière de concertiste. « Je ne me mets pas de barrières. J'adore aussi la musique de chambre. L'important, pour moi, c'est de jouer du piano devant les gens. »

Il ne peut d'ailleurs se résigner à choisir un compositeur préféré. « Il suffit que j'en nomme un pour penser à un autre. Il y a eu tellement de génies musicaux! Je veux être capable de jouer aussi bien Beethoven que Prokofiev.»

Discipliné malgré lui

Félix Marquis s'étonne lui-même de la discipline qui l'a toujours suivi dans son cheminement. « Mes parents n'ont jamais eu à me rappeler de pratiquer. Ça ne veut pas dire que j'ai toujours le goût de faire mes deux ou trois heures de piano par jour. C'est comme pour l'entraînement d'un athlète : il y a des jours plus difficiles. Mais je travaille de plus en plus sans le piano, en visualisation. Pour être un bon musicien, il faut que la musique t'habite déjà avant de la jouer. Ainsi, j'ai le clavier en tête, les idées parfaitement claires, je sais où doivent aller les doigts. J'ai d'ailleurs toujours cru que j'aurais pu être bon dans les sports, car j'ai une bonne capacité de concentration.»

Il a toutefois appris à soigner son perfectionnisme. « C'était plus difficile au secondaire, parce que je voulais avoir d'excellentes notes dans tous mes cours. Depuis que je sais que je me dirige en musique, j'ai appris à mettre mes priorités. »

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