« Quand j'ai pris ma retraite comme enseignante, en 1993, c'était la suite logique des choses pour moi que de m'engager bénévolement dans l'Association des retraitées et retraités de l'éducation et des autres services publics du Québec (AREQ). La passion et la vocation que j'avais vécues avec mes jeunes élèves, je voulais poursuivre cela auprès des personnes ayant connu le même cheminement que moi », dit-elle simplement à propos de son engagement dans l'organisme comptant quelque 2800 membres dans la région.
C'est ainsi que depuis bientôt 20 ans, elle s'active à toutes sortes de tâches au sein de l'AREQ-Estrie, dont elle a été présidente pendant six ans. On peut citer la mise sur pied du Comité de la condition des femmes, de celui sur l'environnement, ses interventions en faveur de l'Université du 3e âge, son engagement lors de l'Année internationale des aînés, en 2000, son soutien aux artistes, sa participation pour une meilleure visibilité des écocentres et bien d'autres.
Éprise de justice sociale, sensible au sort des autres et aux causes humanitaires, Louise Lacharité a aussi travaillé à mieux faire connaître les produits équitables et les petits producteurs du terroir.
Mais s'il est une oeuvre qui lui tient principalement à coeur au sein de l'AREQ dont elle a également été vice-présidente pour le Québec, c'est la Fondation Laure-Gaudreault, en hommage à cette pionnière du syndicalisme enseignant.
« Les profits recueillis par cette Fondation servent à soutenir différents groupes de personnes démunies et dans le besoin, par exemple avec la clientèle des Petits frères des pauvres, la Ligue pour l'enfance de l'Estrie, la Maison Jeunes-Est », évoque Mme Lacharité. En plus d'avoir travaillé à la mise en force du bureau exécutif de la Fondation Laure-Gaudreault, elle s'implique directement dans la sollicitation, comme avec l'organisation de tournois et en contactant des commanditaires.
« Je suis très active dans la Fondation et j'y mets beaucoup d'ardeur, car la cause est bonne», exprime celle qui avait rêvé plus jeune être infirmière, mais qui n'a jamais regretté un instant le choix de l'enseignant, malgré des conditions très difficiles les premières années.
« J'ai toujours eu un attachement très marqué pour les enfants à qui j'ai enseigné et qui me l'ont toujours bien rendu en retour», émet chaleureusement Louise Lacharité.
Aussi, si elle a fait beaucoup de syndicalisme enseignant, ce n'était pas juste pour l'amélioration des conditions de salaire de ses semblables, mais pour l'amélioration de la qualité de l'enseignement. « Une victoire importante, c'est l'introduction de spécialistes au primaire. Vous savez, fait-elle observer, un enseignant peut adorer ses enfants, mais il ne peut exceller en tout : être parfait bilingue pour l'anglais, athlète accompli pour l'éducation physique et ainsi de suite...»