Art à porter

Une des tenues de la collection printemps-été 2015... (Photo fournie par Volt)

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Une des tenues de la collection printemps-été 2015 de Volt Design.

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(SHERBROOKE) «Attendez-vous à vous faire remarquer!»

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Cette robe affiche l'un des quatorze tableaux réalisés par la graphiste Marie-Claude Hevey pour la nouvelle collection de Volt.

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Ann-Marie Plante, cocréatrice de Volt Design, préfère avertir ses nouvelles clientes.

Les pièces fantaisistes de la griffe montréalaise ne sont pas conçues pour les timorées qui rasent les murs et se fondent dans la peinture mate. Elles ont plutôt la faveur des amatrices d'art contemporain, impatientes de servir de chevalet vivant, et aux anticonformistes, pour qui le choix d'un vêtement n'est rien de moins qu'une déclaration.

Dans le monde de Volt, la rue est une vaste galerie, et dans son langage, on ne parle pas de modèles mais de tableaux. La nouvelle collection printemps-été, la plus élaborée de la courte histoire de la compagnie, en comprend 14. Quatorze oeuvres originales, dessinées sur ordinateur et imprimées sur des robes, jupes, tuniques, cardigans et leggings, entre autres.

«Le tissu est en quelque sorte le canevas qui sert à mettre l'oeuvre en valeur et, au final, mettre le corps de celle qui va le porter en valeur», explique la vice-présidente, originaire de Drummondville.

Branchée sur tout

Marie-Claude Hevey et Ann-Marie Plante, les deux artistes de Volt, sont cousines. La première, conceptrice graphique, cherchait un nouveau défi. La deuxième, une diplômée en mode, connaissait les rouages de cette industrie. Entre elles, ça a cliqué.

En 2012, elles se sont alliées pour démarrer leur compagnie, juste avant que la vague artsy frappe autant la mode que la déco. Le moment était parfait. Mais même si son nom a une connotation branchée, Volt ne se connecte pas directement sur le flux des tendances.

«Marie-Claude s'inspire de tout. Elle peut partir autant d'un dessin d'enfant que du détail d'une peinture, d'un motif de papier peint et d'une coupure de magazine. Elle est surtout reconnue pour ses visages, mais ses oeuvres sont diversifiées. Elles sont à la fois poétiques, ludiques, sensuelles, mais ont toujours un côté très urbain», décrit Ann-Marie Plante, responsable, pour sa part, de «l'architecture du vêtement».

Elle a dessiné les trois coupes de base de la marque (droite, semi-évasée et évasée), dont ont découlé depuis plusieurs autres modèles, et créé le tissu technique exclusif sur lequel sont reproduites les illustrations par un procédé d'impression par sublimation.

«Comme le tissu doit être chauffé à très haute température, nous avons dû multiplier les essais-erreurs pour trouver la bonne matière. Nous avons finalement créé notre propre matière synthétique, un mélange de polyester et d'élasthane, infroissable, extensible et lavable à la machine. Une fois que le dessin est fixé, il ne bouge pas de là», décrit la Drummondvilloise, qui a aussi mis au point des imitations de chiffon et de soie, ainsi qu'un faux cuir qui sera dévoilé dans la collection d'automne.

Recto verso

Pour des raisons utilitaires, importantes pour la marque, les créations se démarquent aussi par leur polyvalence. Elles se portent des deux côtés : un verso, plus sobre, et un recto, plus clinquant. «On n'a qu'à tourner la robe pour passer du travail au 5 à 7.»

Certaines robes d'été, réversibles, offrent même une triple possibilité. Une manière, aussi, de justifier le prix fort des morceaux, qui sont entièrement faits au Québec.

«Selon la façon dont on porte le vêtement, selon notre corps aussi, le dessin va mettre en évidence certaines courbes et camoufler certains volumes. Marie-Claude et moi avons la même taille et le même poids, mais deux silhouettes complètement différentes. Sur nous, les vêtements ne font pas ressortir les mêmes choses. On trompe l'oeil avec le graphisme!» garantit celle qui a fait ses marques dans la mode pour enfants et exploité des franchises de Fruits et Passion avant de se brancher à Volt.

Aussi singulières soient-elles, les créations ne désarçonneront pas les inconditionnelles de la marque espagnole Desigual. Distribuées dans 400 boutiques, elles électrisent déjà des clientes en France, en Italie, au Moyen-Orient et même en Australie. La moitié des vêtements qui sortent des imprimantes de Volt est actuellement expédiée en Europe, où la marque est considérée comme exotique.

Les toiles prêtes à porter pourront être admirées, essayées et achetées au troisième Salon de la mode, auquel les entrepreneures prendront part pour la première fois.

Elles espèrent que le courant passera...

Volt Design

www.voltdesign.com

Salon de la mode de Sherbrooke

Du 8 au 10 mai

Centre sportif de l'Université de Sherbrooke

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