Vilaine sort de la garde-robe

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La créatrice Lydianne Morency attendait ce moment depuis longtemps. Sa griffe Vilaine a maintenant pignon sur rue au centre-ville de Sherbrooke.

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(Sherbrooke) Vilaine a passé les dernières années dans un petit coin sombre. Retirée du trafic. Seule. Tristounette, même.

Robe (129,99 $) et ceinture (44,99 $), de... (Imacom, Frédéric Côté) - image 1.0

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Robe (129,99 $) et ceinture (44,99 $), de Vilaine.

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Robe (149,99 $) et ceinture (44,99 $), de Vilaine.

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Dans l'ombre d'une ancienne église, dans la coulisse du restaurant OMG, elle dérivait vers l'oubli.

En s'établissant dans le ventre de la rue Wellington Nord il y a trois semaines, la griffe de Lydianne Morency revit. « On a l'impression d'être sorties de la garde-robe. Enfin! » s'exclame la créatrice de vêtements sherbrookoise, la seule à tenir boutique dans sa propre ville.

Dans son spacieux local tout blanc, pour contrebalancer la prédominance du noir et du gris foncé sur ses tringles, la mère de Vilaine - et de son jeune frère Vilain - ne pourrait être plus ragaillardie. « On réalise que même si elle a six ans, la griffe n'était pas si connue. Plusieurs gens d'affaires, avocats et flâneurs qui entrent ignoraient notre existence avant, ignoraient qu'on faisait de la création à Sherbrooke. On était cachés. Ici, on respire. Nous étions rendues là », raconte la kinesthésique brunette, qui ne peut s'empêcher de toucher au tricot de bambou d'une robe ou au velours d'un legging en gesticulant.

Pour ce nouveau départ, au coeur de ce qu'il est branché d'appeler le Centro, Lydianne Morency a séparé son atelier de sa boutique. Elle y tenait, pour une question de discrétion. Une fenêtre permet toutefois aux fouineuses de voir les couturières manier leurs ciseaux, juste derrière. De l'autre côté d'un muret, un espace bureau sera bientôt aménagé pour accueillir la croissante clientèle corporative, qui compte pour 50 % du chiffre d'affaires de l'entreprise.

Manteau doublé (449,99 $), de Vilain.... (Imacom, Frédéric Côté) - image 2.0

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Manteau doublé (449,99 $), de Vilain.

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Du neuf chaque semaine

Dorénavant, plutôt que de sortir en bloc aux équinoxes du printemps et de l'automne, de nouveaux morceaux portant une mante religieuse à l'étiquette apparaîtront chaque semaine en boutique, au gré des inspirations que fournira la grouillante Well à sa nouvelle locataire. « Je veux m'ajuster selon les commentaires des clients qui entrent. C'est l'avantage que j'ai à créer ici, et non en Chine. On teste les vêtements, on les essaie. Les gens trouvent que les prix sont bas pour des vêtements fabriqués au Québec. Mais j'y tiens. Je veux que ça devienne un mode de vie de s'habiller chez Vilaine. »

La designer, obsédée de cuir, de dentelle, de filet et d'appliqués en coeur, pousse l'avantage de sa proximité encore plus loin : moyennant un léger supplément, elle peut modifier la couleur d'un vêtement ou y ajouter un détail, pour satisfaire le client qui souhaite une pièce exclusive. Du reste, chaque robe ajustée comme chaque manteau doublé est produit en série maximale de 12 exemplaires.

Décidément très excitée par sa nouvelle adresse, Lydianne Morency en a profité pour introduire dans sa production un sac à bandoulière en plusieurs formats (créé en collaboration avec un autre créateur sherbrookois, Oliver Marquis) et deux modèles de petites culottes. « Bientôt, nous ajouterons des caleçons et des jeans! lance-t-elle. J'ai toujours des idées. Et être ici, me nourrit encore plus. »

Pour être capable de garder son nouvel espace bien garni, la Vilaine a par contre dû se résigner à réduire de 15 à 5 son nombre de points de vente au Québec. Elle caresse toutefois le rêve d'ouvrir d'autres pignons sur d'autres rues dans d'autres villes. « Peut-être à Montréal, un jour. Qui sait! »

Une mante religieuse, ça a des ailes, après tout!

VILAINE ET VILAIN

103, rue Wellington Nord

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