Fêter futé

Geneviève O'Gleman et Alexandra Diaz... (Dominique Lafond)

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Geneviève O'Gleman et Alexandra Diaz

Dominique Lafond

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Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbroooke) La couverture de leur plus récent magazine met la table. Alexandra Diaz et Geneviève O'Gleman prêchent pour un Noël sans stress. J'avoue une certaine perplexité. Même si l'essence du temps des Fêtes devrait tenir en peu de chose et que le bon temps passé avec les nôtres devrait dominer la parade, quand je regarde autour, je vois surtout des amis à la course, une liste de tâches à cocher qui s'allonge, la pression de faire plaisir à son monde, autour de la table comme autour du sapin.

Comment faire, donc, pour éliminer le stress de l'équation?

« Ça prend de l'organisation et un peu de planification, mais c'est possible », résume Geneviève, pour qui le numéro des Fêtes a été bâti avec cette idée d'aider les lecteurs à relâcher la pression.

« Disons qu'on s'est cassé la tête pour que les gens ne se la cassent pas! On voulait que ce soit facile, mais délicieux. On a opté pour des plats festifs qu'on nappe d'habits des grands soirs. On propose par exemple de recevoir avec un brunch raclette, on donne des trucs pour pimper un gâteau acheté, on propose un pavlova tellement simple à faire que même les enfants peuvent le cuisiner. Dans tout ça, on retrouve toujours le facteur "wow". Et comme d'habitude, nos recettes sont santé, gourmandes et pas chères. »

Le « pas cher » n'est pas subjectif. Depuis le début de l'aventure futée, toutes les recettes que propose le duo d'animatrices coûtent moins de 5 $ par portion. Sans exception. Et ce n'est pas le temps des Fêtes qui allait changer la donne.

« Pour nous, c'est super important, affirme Geneviève. On a tous un budget à respecter, à Noël comme pendant le reste de l'année. Dans le magazine, on a proposé trois versions de réception : chic, relax et traditionnelle. J'avoue que faire chic était un beau défi parce qu'il fallait ajouter cette couche de raffinement sans dépasser le seuil du coût maximal qu'on s'est fixé. On tenait à proposer un rouleau de dinde et on voulait aller dans la finesse sans excéder nos coûts. On a décortiqué la farce, on l'a testée plusieurs fois pour finalement réduire les ingrédients au minimum. Lorsqu'on ne percevait pas le goût d'un ingrédient dans la bouchée, on l'enlevait, tout simplement. L'astuce, c'est de couper là où ça ne paraît pas. Et tous nos ingrédients se trouvent en épicerie. Pas besoin de faire une tournée agroalimentaire avant de se mettre aux fourneaux. »

Cette façon de voir et de faire résume l'esprit derrière le concept futé. Et c'est sans doute l'une des clés de son succès.

« On réalise au fil des saisons que la famille s'élargit : des jeunes en appartement nous suivent, des couples sans enfant aussi. »

Ils ont le choix, pourtant, parmi l'avalanche d'émissions de cuisine et de publications culinaires.

« Ce qui nous distingue, je pense, c'est le côté réaliste de ce qu'on propose, note la nutritionniste. Je suis la première à aimer les beaux livres de recettes gourmandes à faire le week-end. Mais le mercredi soir, quand j'arrive à la maison à 18 h après une heure de pointe costaude, j'ai envie d'un repas qui sera bon au goût, bon pour la santé et facile à préparer. »

L'idée sous-tend tout le projet de Cuisine futée et se déploie autant dans l'émission de cuisine (à Télé-Québec depuis cinq saisons) que dans les livres de recettes et, depuis cet automne, dans le magazine. Le calendrier de la prochaine année sera rempli de projets à ces trois enseignes : « On continue l'émission et le magazine, on aimerait faire un autre livre de recettes. Avec les médias sociaux, les gens nous communiquent leurs attentes, leurs besoins, et on adore ça. »

Signe des temps, la demande est élevée pour des recettes ultras rapides et des plats qui se congèlent.

« On reçoit des témoignages de gens qui ont commencé à cuisiner alors qu'avant, ils achetaient des plats surgelés ou en conserve. C'est génial parce que notre but, c'est ça : on veut aider la population à cuisiner davantage et à développer des réflexes santé. Nos recettes sont moins grasses et plus riches en fibres, mais ça ne paraît pas dans l'assiette. Ce qu'on aime le plus, c'est quand nos goûteurs ne croient pas que c'est un plat santé tellement c'est bon. »

Parce que c'est alors la démonstration que manger futé peut être une fête pour les papilles. À Noël comme pendant le reste de l'année.

Le Noël cool de Geneviève et Alexandra

Ton incontournable du temps des Fêtes et la recette que tu fais chaque année?

Alexandra : Ne pas oublier de rire. Il y aura les tâches, les montagnes de vaisselle, les excès, les nuits festives, les enfants qui ne s'endurent plus. La vraie affaire quoi. Mais on n'oublie pas d'en rire. Les irritants deviennent des moments de complicité. Et le pisco sour est ma recette incontournable. Ma famille m'accueille avec ce cocktail dans les mains presque à mon arrivée à l'aéroport quand je vais au Chili. Si je célèbre les Fêtes au Québec, il est absolument incontournable de trinquer à la santé des miens avec un pisco sour.

Geneviève : Faire des biscuits en famille. On met de la musique de Noël et on se lance dans la confection.

Ton meilleur truc pour un Noël cool?

Alexandra : Commencer tôt. Comme lorsque j'organise des soirées. On démarre ça à 17 h. À 19 h, on danse déjà. Les pantouflards sont rentrés à 22 h et ils ont bien bu, bien aimé, bien mangé. Les irréductibles ne lâchent pas la patate jusqu'à une heure du matin. Une heure est le nouveau quatre heures pour une fiesta girl comme moi.

Geneviève : Prendre de l'avance. Beaucoup de plats peuvent se congeler. On profite d'un petit samedi gris pour, par exemple, faire des tartes aux pacanes qu'on envoie au congélo.

Une tradition de Noël qui a la cote chez toi?

Alexandra : Danser du matin au soir. Mes enfants ont leur playlist personnelle. On fait des combats, on danse, on fait des spectacles gênants d'amateurisme. Mais on danse. Et on se trouve bons.

Geneviève : Recevoir sans se casser la tête. J'aime quand on met plein de choses sur la table, des terrines, des fromages, des craquelins, des légumes, des trempettes, et que les gens grignotent à leur faim.

Ce que tu as gardé de tes Noël d'enfance et que tu reproduis avec tes propres enfants?

Alexandra : Niaiser en famille. Mes plus beaux souvenirs sont ceux des journées qui s'étirent sans plan avec ma famille. Posez la question à mes enfants et je vous parie un tour sur la cordillère des Andes qu'ils vous répondront la même chose. Pas de plan et ensemble, c'est le meilleur plan pour le congé des Fêtes.

Geneviève : Je me souviens du côté très relax des vacances des Fêtes. Chez nous, c'était simple. On allait jouer dehors, on faisait du ski, on partageait du bon temps ensemble. C'était un temps d'arrêt et c'est ce que j'essaie de reproduire avec ma famille. Juste arrêter de courir pendant deux semaines. Il y a les partys et les rencontres, mais à travers tout ça, on se réserve plein de moments où on ne prévoit rien. On joue à des jeux de société, on lit ensemble sur le sofa, on étire les journées en pyjama.

Le cadeau gourmand par excellence?

Alexandra : C'est un cadeau d'hôtesse (qui peut se congeler, même si tout le monde en veut illico). J'arrive avec des empanadas et je fais le pebre (salsa) de ma maman.

Geneviève : Celui qu'on a préparé sur mesure pour la personne à qui on l'offre. Une vanille maison donnée à quelqu'un qui cuisine beaucoup, par exemple, c'est formidable.

Biscuits câlin-câlin de Cuisine futée

(tirée du magazine Un Noël sans stress)

« À Noël, on fait des biscuits, souligne Geneviève. On a tous nos recettes, nos classiques qu'on cuisine d'année en année. Cette recette fait partie de la sélection qu'on propose pour ajouter à l'éventail de chacun. »

Donne 36 biscuits Préparation 30 minutes Cuisson 10 minutes Prix 0,10 $ par biscuit

Ingrédients

•125 ml (1/2 tasse) de beurre ramolli

•125 ml (1/2 tasse) de cassonade légèrement tassée

•15 ml (1 c. à soupe) d'eau

• 1 oeuf

5 ml (1 c. à thé) de poudre à pâte

• 2,5 ml (1/2 c. à thé) de gingembre moulu

•2,5 ml (1/2 c. à thé) de cannelle

•2,5 ml (1/2 c. à thé) de piment de la Jamaïque (allspice)

•500 ml (2 tasses) de farine de blé entier

•36 noix naturelles entières au choix (amandes, pacanes, noix de cajou)

•1 emporte-pièce de 5 à 6 cm (2 à 2 1/2 po) de hauteur, en forme d'ourson (ou de bonhomme)

Préparation

1- Préchauffer le four à 180 °C (350 °F). Placer la grille au centre du four. Tapisser une grande plaque de cuisson de papier parchemin.

2- Dans un grand bol, à l'aide d'un batteur électrique (mixette), fouetter le beurre et la cassonade.

3- Ajouter l'eau, l'oeuf, puis saupoudrer la poudre à pâte et les épices. Mélanger de nouveau pour obtenir une texture lisse et crémeuse.

4- Incorporer la farine et mélanger d'abord à la fourchette, puis continuer avec les mains pour former une boule de pâte.

5- Enfariner un comptoir propre et y déposer la boule de pâte. À l'aide d'un rouleau à pâtisserie, abaisser la pâte à 0,5 cm (1/4 po) d'épaisseur.

6- À l'aide de l'emporte-pièce, tailler des oursons dans la pâte et les déposer sur la plaque de cuisson.

7- Reformer une boule avec les retailles de pâte, abaisser de nouveau et tailler des oursons supplémentaires. Répéter l'opération pour obtenir 36 biscuits. Le nombre peut varier selon la taille de l'emporte-pièce.

8- Placer une noix au centre de chaque ourson en pressant légèrement et replier les bras sur la noix pour imiter un câlin.

À l'aide d'un cure-dent, former le visage et les pattes de chaque ourson.

9- Cuire au four 10 minutes. Laisser tiédir avant de servir.

Se conserve 7 jours dans un contenant hermétique à température ambiante ou 1 mois au congélateur. Crue, la pâte à biscuits se conserve 1 mois au congélateur.

Conseil futé

« À plusieurs, on arrive à cuisiner des douzaines et des douzaines de biscuits en un temps record. Faites des recettes en groupe, partagez votre production et congelez-en quelques-uns pour les lunchs en janvier. »

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