Superbowl, superbières

Au Vent du Nord, près de la rue... (Spectre Média, René Marquis)

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Au Vent du Nord, près de la rue Montréal, à Sherbrooke, Nicolas Rathée conseille sa clientèle avec plaisir.

Spectre Média, René Marquis

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Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) La simple lecture de cette chronique pourrait provoquer de l'hypercholestérolémie. Nous préférons vous en avertir.
Ne cherchez pas trop la salade verte. Le Superbowl est un événement sportif et gustatif gorgé de sel et de gras. C'est comme ça. Une fois l'an, c'est comme si les menus de la Cage aux sports et de Valentine rencontraient la démesure du Pied de Cochon.

Salsa piquante, hot dog, croustilles multisaveurs, pizzas variées, maïs au beurre, nachos garnis et ailes de poulet à la tonne se voisinent sur la table console. C'est l'abondance, la surenchère, l'excès.

Pendant que le match de football américain est retransmis à l'écran, on mange au salon, avec les doigts, sans compter les calories ni le nombre d'ailes englouties. Pas besoin de faire le décompte, le National Chicken Council (syndicat des producteurs de poulet) le fait pour nous. Et selon ses plus récentes estimations, il se mangera demain 1,3 milliard d'ailes de poulet. La Snack Food Association révèle, elle, que plus de 54 millions de kilos d'avocats seront transformés en guacamole pour accompagner la grand-messe sportive télévisée. Et que cinq millions de kilos de croustilles seront avalés. Tout ça, aux États-Unis seulement. En quelques heures. C'est effarant, oui. Pepto-Bismol doit aussi battre des records de vente...

À moindre échelle, et à quelques variations près, on emboîte le pas ici. Devant la finale de football, le fast-food est roi. Pour accompagner la bombance extra sodium, on se tourne généralement vers le houblon. Et là, peut-être qu'on peut oser le changement, sortir un peu des sentiers que proposent les multinationales et autres grandes enseignes brassicoles. Propriétaire du commerce Bières dépôt Au vent du Nord, Nicolas Ratthé a plus d'une proposition dans sa pinte. Quelques-unes de ses idées inspirées par les bières d'ici pour...

1 Boire léger

Ceux qui veulent boire sans trop de contrecoups peuvent opter pour des Session IPL, qui ont le caractère des bières houblonnées, mais qui sont faibles en alcool (entre 4 et 4,8%). Un exemple? La Castor, de la microbrasserie du même nom.

2 Accentuer le piquant

«C'est testé et reconnu: une bière houblonnée va amplifier le côté piquant des plats», assure M. Ratthé. Si on aime cet effet, on pourrait opter pour le petit baril Double IPA fait par les Brasseurs illimités de Saint-Eustache.

3 Tempérer le piquant

Pour éteindre le feu des ailes de poulet 911 ultra épicées, il suggère une blonde plutôt douce, avec peu d'amertume. Par exemple la Mineur, signée Moulin 7, une bière d'inspiration allemande.

4 Servir avec tout, tout, tout

La Blonde des Cantons, brassée par le Lion D'Or, à Lennoxville, est une belle option pour boire local. Elle est brassée à l'anglaise, son goût rafraîchissant et sa légèreté se marient bien avec le typique menu superbowlesque. Très classique, elle plaît généralement à tous, souligne le connaisseur.

5 Amener un élément de surprise

«Sans bouder les plats classiques, on peut créer un ou deux moments de surprise en proposant un accord mets-bière qui sort de l'habituel. Rien de compliqué, mais un petit truc tout simple qui va ajouter une couleur personnelle au menu. Et avec ce type d'accord, pas besoin de boire une bière au complet. Un verre de quatre onces par personne, c'est assez pour goûte », note M. Ratthé. Trois inspirations:

- Un cheddar fort (vieilli 3 ou 5 ans) combiné à la Doppelbock, des Trois mousquetaires, une lager brune d'inspiration allemande, avec des notes de chocolat, biscuit, prune, orange.

- Un fromage à pâte molle au goût assez floral combiné à une blanche sans amertume, comme la Rosée d'hibiscus, faite par Dieu du ciel.

- Des tranches de saucisson citronné (par exemple celui de la Charcuterie Scotstown) avec une bière qui a un peu plus de corps, comme La Morsure, de la microbrasserie Le Trou du diable.

6 Célébrer la victoire (ou adoucir la déception)

Le combo bière-dessert permet de clore en beauté. Encore là, quelques onces par personne suffisent. Nicolas Ratthé suggère deux possibilités :

L'option fromagée: des bouchées de gâteau au fromage accompagnées d'une bière ambrée aux fruits comme la Saint-Barnabé-Sud, une originale cuvée faite de fraises d'automne. «Elle est sucrée, un peu surette, pas trop agressive. C'est une bouteille à découvrir. Elle est produite par Le Bilboquet de Saint-Hyacinthe.»

L'option chocolatée: des carrés de brownies chauds sur lesquels on dépose une boule de crème glacée (de la Coaticook, si on veut rester régional) et qu'on déguste avec un petit verre de Péché mortel, de la brasserie Dieu du ciel. Nicolas Ratthé recommande de servir la bière à la température pièce, de façon à bien faire ressortir ses arômes de café.

7 Rentrer futé

«Sans tomber dans le prêchi-prêcha, on ne se le cachera pas, si on boit tout l'après-midi, à un moment donné, il y aura un effet. Plutôt que de prendre le volant et de risquer de tout perdre, on peut appeler un service de raccompagnement à domicile comme AlcoSéquence», remarque Nicolas Ratthé.

Ça mijote!

Bientôt à Sherbrooke: apprendre la mixologie

L'école de mixologie Patrice Plante sort de la métropole. Il sera bientôt possible d'apprendre à Sherbrooke les rudiments du cocktail inspiré, lors des différentes formations que viendra donner le réputé mixologue (et son équipe) dans les locaux du Cul-de-Poule. Ça commence le 10 mars. Et, oui, on vous en reparlera ici.

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