Vivre en vrac

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Nancy Squires, propriétaire de l'épicerie en vrac Le Silo.

Spectre Média, René Marquis

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Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) Jeudi midi, 11 h 45. Il y a du monde au Silo. Beaucoup de monde. « On est une épicerie de quartier, de proximité. Le cégep est tout près, il y a beaucoup d'étudiants et de travailleurs qui ont adopté la place », explique Nancy Squires, propriétaire de l'épicerie en vrac qui a pignon rue King Est depuis sept mois déjà.

Le Silo, c'est son idée. Géographe de formation et détentrice d'une maîtrise en environnement, elle a entre autres travaillé aux Amis de la terre de l'Estrie avant de penser la formule tendance de son marché en vrac.

« L'alimentation, c'est le nerf de la guerre en environnement. L'idée, c'est de redonner le pouvoir aux consommateurs en leur permettant d'acheter bio, équitable, local. En épicerie conventionnelle, on ne sait pas toujours d'où viennent les aliments sur les étals. Et le suremballage est bien réel. »

C'est d'ailleurs le premier béné-fice auquel on pense lorsqu'on évoque l'achat en vrac : la possibilité de réduire ses déchets à la source. Mais il y a plus.

« Généralement, si on veut profiter d'un coût moindre, il faut acheter en grand volume. Ici, un des avantages, c'est de pouvoir acheter selon ses besoins, mais en ayant quand même accès au prix du gros. Ça permet aussi d'essayer de nouveaux aliments en petites portions. »

Dans les distributrices du Silo, l'offre de produits bruts et non transformés est impressionnante. Pour vrai. Épices biologiques, farines de toutes sortes (dont certaines sans gluten), noix variées, fèves de cacao, pastilles de chocolat, pâtes alimentaires aux formes et aux céréales variées, huiles et vinaigres, thés, cafés et tisanes, viandes et poissons, miel, fruits et légumes, sirop d'érable, miso, produits laitiers, légumineuses : il y a de tout. Même ce qui ne se trouve habituellement pas si aisément. Pensez ici fécule d'amarante, maca, lucuma, moringa, mesquite, chaga. Une sélection d'instruments de cuisine écoresponsables est aussi en vente.

« À l'ouverture du magasin, on avait un inventaire de 200 produits. Depuis, on en a ajouté une centaine. Les suggestions continuent de rentrer. On est à l'écoute. Dans tout ça, je privilégie les producteurs locaux et, quand c'est possible, l'offre biologique. Lorsqu'on doit s'approvisionner à l'extérieur du Québec, la certification biologique nous assure que les aliments ont été produits dans certaines conditions, respectueuses de l'environnement, mais aussi des gens qui travaillent aux champs. »  

Ça va de soi, au Silo, on peut apporter ses propres contenants. En ce cas, on les pèse avant de les remplir (pour éviter d'ajouter le poids du contenant à celui des aliments lorsque viendra le temps de passer à la caisse). On n'a pas ses pots? Pas de souci, assure la propriétaire. La boutique possède un inventaire de récipients de toutes sortes qu'on peut acheter et remplir.

« D'ailleurs, il ne faut vraiment pas se sentir mal de venir sans ses contenants, insiste-t-elle. Acheter en vrac, c'est une autre façon de faire le marché. Il faut l'apprivoiser, ne pas hésiter à poser des questions. Et comme pour toute habitude qu'on change, il faut se donner du temps. En d'autres mots, il faut être poli avec soi. »

Jeudi midi, 11 h 45. Il y a du monde au Silo. Beaucoup de monde. «... (123rf.com) - image 2.0

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123rf.com

Larabars du Silo

Un coin cuisine est aussi aménagé au Silo. Rien ne se perd, tout se crée : les denrées vendues inspirent la créatrice culinaire Marie-Christine Parent qui popote des petits plats, vendus sur place. Elle vous propose deux recettes de collation.

(recette inspirée du site web Oh She Glows)

Rendement : 10 à 12 barres

Ingrédients

230 g (1½ tasse) de noix de cajou crues

½ c. à thé de sel de mer à grain fin

190 g (1 tasse) de dattes séchées dénoyautées bien tassées

2,5 ml (1/2 c. à thé) de poudre de vanille de Madagascar

45 ml (3 c. à soupe) de pépites ou morceaux de chocolat noir 70 %, hachés grossièrement

Préparation

Si les dattes sont très sèches, les faire tremper dans un bol d'eau de 30 à 60 minutes. Bien égoutter et rincer avant l'utilisation.

Broyer les noix de cajou et le sel dans un robot culinaire jusqu'à l'obtention de petits morceaux (plus petits que des petits pois verts).

Ajouter les dattes et broyer environ 15 secondes jusqu'à l'obtention d'un mélange homogène. Le mélange devrait bien coller ensemble lorsque vous le serrez entre vos doigts. Si le mélange ne colle pas ou est trop granuleux, ajouter une petite quantité d'eau (1 c. à thé à la fois) jusqu'à la bonne texture.

Ajouter la poudre de vanille et mélanger jusqu'à ce qu'elle soit bien intégrée au mélange.

Incorporer les morceaux de chocolat noir à la main.

Tapisser un moule carré de 8 pouces avec du papier parchemin (ou prendre un moule en silicone). Ceci rend le produit final plus facile à enlever. Verser le mélange dans le moule préparé et appuyer sur le mélange jusqu'à ce qu'il soit à niveau et lisse partout. Une spatule enduite d'huile de coco ou d'huile de canola fonctionne bien pour écraser le mélange. Plus le mélange sera bien compressé dans le moule, mieux les barres se tiendront.

Placer au congélateur pendant au moins 15 minutes, puis découper en barres (10 à 12 morceaux). Les barres peuvent être fragiles donc elles sont à manipuler avec soin.

Muffins aux légumes

(recette fournie par Le Silo et inspirée du livre Les lunchs de Geneviève)

12 gros muffins ou 15 moyens | Préparation : 15 min | Attente : 10 min (facultatif) | Cuisson : 30 min

Ingrédients

200 g (7 oz) de carottes non pelées (2 moyennes)

200 g (7 oz) de patate douce pelée en cubes (1/2 moyenne)

200 g (7 oz) de courge poivrée pelée (3 sections)

750 ml (3 tasses) de farine de blé entier

15 ml (1 c. à soupe) de poudre à pâte

15 ml (1 c. à soupe) de cannelle moulue

5 ml (1 c. à thé) de bicarbonate de sodium

2,5 ml (½ c. à thé) de muscade moulue

2,5 ml (½ c. à thé) de gingembre moulu

250 ml (1 tasse) de sucre de coco

250 ml (1 tasse) de compote de pommes non sucrée (faite maison)

125 ml (½ tasse) d'huile de canola

2 oeufs

2,5 ml (½ c. à thé) de poudre de vanille

Préparation

Préchauffer le four à 180 °C (350 °F). Placer la grille au centre du four.

À l'aide d'un robot culinaire, hacher très finement les carottes, la patate douce et la courge pour obtenir 750 ml (3 tasses) de légumes.

Dans un grand bol, mélanger la farine, la poudre à pâte, la cannelle, le bicarbonate de sodium, la muscade et le gingembre.

Dans un autre bol, mélanger avec une cuillère de bois les légumes, le sucre de coco, la compote, l'huile, les oeufs et la poudre de vanille.

Transvider les ingrédients secs dans les ingrédients liquides et mélanger pour humecter.

Laisser reposer 10 minutes pour obtenir une mie plus moelleuse (facultatif).

Distribuer la pâte dans des moules à muffins recouverts de moules en papier (ou encore mieux, en silicone).

Cuire au four 30 minutes ou jusqu'à ce qu'un cure-dent inséré dans un muffin en ressorte propre.

Laisser refroidir à la température ambiante, puis transférer dans un contenant hermétique. Se conserve 1 semaine au réfrigérateur ou 2 mois au congélateur.

Valeur nutritive

(Pour un muffin)

Énergie : 252 Cal

Protéines : 5 g

Matières grasses : 8 g

Glucides : 42 g

Fibres : 4 g

Sodium : 202 mg

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