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Bora Bora : découvrir la plus édénique des îles polynésiennes

Une maison sur pilotis, un bateau, le calme... (Collaboration spéciale, Gilles Fisette)

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Une maison sur pilotis, un bateau, le calme du lagon et le soleil, voilà réunis les ingrédients qui ouvrent les portes du paradis terrestre.

Collaboration spéciale, Gilles Fisette

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Gilles Fisette
Gilles Fisette
La Tribune

(PAPEETE) En descendant du navire, au bout du quai, il faut tourner à droite. Il est là, de l'autre côté de la rue. Le Rétro qu'il s'appelle maintenant mais, à ce moment-là, on disait chez Michel et Éliane. Une plaque, à l'extérieur confirme : c'est ici qu'est décédé subitement, d'une crise cardiaque, le célèbre auteur de l'Été indien, Joe Dassin, un beau jour d'août 1980.

Nous sommes bien à Papeete, le centre administratif de l'île de Tahiti mais aussi de toute la Polynésie française. Ici réside le Haut-commissaire qui représente le gouvernement de Paris dans ce Pays d'outre-mer. Le reste du pouvoir est détenu par le président de la Polynésie.

Au bout d'une rue transversale se dresse la cathédrale Notre-Dame. Dès la porte franchie, une Vierge polynésienne tenant Jésus dans ses bras nous accueille. Les personnages des vitraux sont également des Maoris. La lumière du jour éclaire l'intérieur. Les murs et le plafond de lambris donnent à cet édifice construit en 1875 des airs de chez nous. Il rappelle un peu l'église de St-Venant-de-Paquette, ce petit village estrien connu pour son sentier poétique.

C'est le matin. Il est tôt mais il fait déjà chaud et humide. Le contraste est grand avec l'intérieur climatisé des boutiques. Les commerçants sont d'une extrême gentillesse. Petit arrêt chez l'opticien. Une monture de lunettes à réparer. Il y consacre une demi-heure et quand vient le temps de passer à la caisse, il nous annonce avec un grand sourire qu'il n'y a pas de frais.

Plus loin, il y a la librairie, établie depuis 1936. On y effectue quelques achats en prévision des longues journées en mer. Bien sûr, il y aura Dix-neuf hommes contre la mer et Pitcairn, de Nordhoff et Hall, ainsi que Mille femmes blanches, de Jim Fergus.

En après-midi, on part explorer l'île avec notre guide, Sandrine, une grande et mince Maori. Son sourire est communicatif. Elle est si belle que les touristes la photographient, bien avant de s'intéresser au paysage. Pourtant, elle nous amène à la Pointe Vénus où on commémore le passage de l'explorateur James Cook. C'est là aussi qu'on a élevé un petit monument à la mémoire du Bounty. Au côté, un musée est consacré à James Norman Hall qui a relaté l'aventure des Révoltés du Bounty.

Plus loin, c'est le Trou du souffleur où l'eau de mer s'engouffre et gronde avant de jaillir en geyser. On contourne la pointe ouest et la presqu'île de Tahiti-Iti et on s'arrête à l'hôtel Méridien où les habitations sur pilotis et la plage bordée de cocotiers donnent des envies de ne plus jamais repartir.

Mais il faut poursuivre notre route. On visite le jardin botanique avant de revenir au port. On y retrouve au même endroit toutes les plantes, arbres et arbustes qui poussent librement un peu partout dans la Polynésie. L'arbre à pain est là, bien sûr, ainsi que les étranges fleurs baptisées Pinces de homard.

Quant au paradis, la recherche se poursuit. Il manque quelque chose. On croit pouvoir le trouver à Bora Bora, la plus édénique des îles polynésiennes, nous assure-t-on.

D'abord, première chose à préciser, il faudrait plutôt dire et écrire Pora Pora, car le son B n'existe pas dans la langue polynésienne. Pora Pora veut dire Première Née.

Mais, au paradis, il ne doit pas y avoir de chicane. Alors, va pour Bora Bora puisque le colonisateur en a voulu ainsi.

Dans cette île Sous-le-Vent de l'archipel de la Société, tout n'est effectivement que calme et beauté. Et luxe et volupté aussi, autour de certains des grands hôtels qui ont été aménagés le long du lagon d'un bleu émeraude. Voilà, nous sommes bien au paradis terrestre.

Quand on sort du quai, dans le village de Vaitape, des bus nous amènent directement à Matira, la seule plage publique de cette île d'à peine 9500 habitants. Toutes les autres plages sont situées sur des terrains privés.

« Prenez le bus bleu, garé dans le stationnement, là derrière », nous explique notre guide, après une longue excursion en 4X4 à travers Bora Bora.

Or, dans le stationnement, il n'y a que deux bus blancs. L'un d'eux est un vieux Blue Bird québécois qui a dû servir au transport d'écoliers, au siècle dernier. Blue Bird comme dans Bleu, comprend-on. C'est lui le bus bleu. La navette est donc assurée par un vieil autobus de la flotte que le coroner Marc-André Bouliane a condamnée et refilée à Cuba. Au moins l'un de ses bus a fait son chemin jusqu'à Bora-Bora.

Au départ, le moteur étouffe. Le chauffeur, sans même bouger de son siège, soulève un panneau lui donnant accès au moteur. Il trifouille à gauche et à droite, donne un coup de pompe et, voilà, on est parti. Le Pacifique sud et le paradis nous attendent.




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