Un tour du monde en 69 jours

C'est dans cette immense cathédrale des mers, haute... (Collaboration spéciale, Gilles Fisette)

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C'est dans cette immense cathédrale des mers, haute de seize ponts, que les passagers partent à la découverte du monde.

Collaboration spéciale, Gilles Fisette

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Gilles Fisette
Gilles Fisette
La Tribune

(Pacifique Sud) Dans quel bateau me suis-je embarqué? La question vient toujours nous hanter lorsque la fébrilité nous envahit à l'approche d'un voyage à l'étranger.

Au premier degré, la réponse est toute simple. Le bateau dans lequel je me suis embarqué se nomme le Luminosa. Il a quitté le port de Valparaiso, au Chili, le mercredi 15 février. Il vogue maintenant vers sa destination finale, la ville de Savone, au nord de l'Italie, où il jettera l'ancre, à la fin d'avril.

Au second degré, la réponse est plus compliquée. Les alpinistes escaladent la montagne parce que, disent-ils, elle est là. De la même manière, on entreprend un tour du monde parce que la Terre est là et qu'on sait maintenant qu'elle n'est pas plate. On rêve donc d'en faire le tour. On s'imagine déjà en train de fouler le sol de l'île de Pâques et de se baigner dans un lagon, à Tahiti. On anticipe la fascination de traverser le défilé qui mène au temple de Petra. On devine l'émerveillement que l'on éprouvera au Sri Lanka et en Inde. On en oublie ses peurs de l'inconnu et de l'imprévu.

Ce tour du monde peut s'effectuer de multiples façons. On peut voyager en suivant le soleil, d'est en ouest. On peut préférer être poussé par le vent de dos, en filant vers l'est. On peut multiplier les modes de transport. Mais peu importe. Ce qui compte, c'est la concrétisation du rêve ultime de tout voyageur.

Choisir la croisière, c'est certes choisir le confort. C'est économiser ses forces. C'est privilégier une façon de faire de plus en plus à la mode. Chaque année, des milliers de croisières sont offertes aux voyageurs. Et de celles-là, l'an dernier, 190 proposaient le tour du monde.

Il reste que la croisière autour du monde demeure un produit dispendieux. C'est vivre dans un hôtel de luxe, dans un tout inclus haut de gamme.

Attention, toutefois. Quand on dit tout inclus, on se laisse emporter par l'enthousiasme. Une croisière comporte son lot de dépenses collatérales. Ainsi, il ne faut pas oublier le fait qu'il faut se rendre au bateau. Pour le Luminosa, il fallait compter sur un vol de Montréal vers Atlanta, puis un autre vol vers Santiago. Le retour, lui, se fera par Nice, Paris et Montréal. La boucle sera alors bouclée.

Avant même de partir, il faut s'assurer de la validité de son passeport. Il faut également se procurer des visas. Pour cette croisière, seulement deux visas étaient exigés. Le premier, pour l'Australie (une simple formalité puisque la demande et le paiement se font en ligne, soit 55 $); le second, pour l'Inde (il faut remplir un formulaire en ligne, puis passer par une agence à Montréal, y laisser son passeport pour deux semaines et payer 250 $).

À cela, il faut ajouter le prix des différentes excursions offertes à chacune des escales. Dans le présent cas, le prix de la croisière comprend dix excursions gratuites. Il reste que le Luminosa fera dix-neuf escales. Donc, neuf expéditions à rajouter à la facture finale, à raison d'une centaine de dollars chacune.

Il ne faut pas oublier non plus le forfait de séjour à bord (les pourboires au personnel).

Enfin, il faut boire avec modération, car les consommations dans les bars et les restaurants ne sont pas incluses dans le montant de la croisière.

Pour tout cela, il faut être prudent. À bord, on ne traîne pas son argent ou ses cartes de crédit avec soi. On utilise plutôt la carte magnétique qui nous est remise dès notre montée à bord. Chacune des dépenses est enregistrée automatiquement. Pour ne pas perdre le fil et se retrouver devant un gouffre lorsque viendra le temps de fermer son dossier avant de quitter le navire, il est possible de consulter l'état de ses dépenses quotidiennement, depuis la cabine.

Chaque escale est aussi une occasion de dépenser. On veut toujours rapporter des souvenirs et des cadeaux. Il faut seulement ne pas perdre de vue la place disponible dans les bagages.

Il ne reste plus qu'à se tenir loin du casino que l'on traverse plusieurs fois par jour tant il a été aménagé dans un espace stratégique. L'air du large sur les différents ponts, l'eau des piscines et le soleil sont, eux, totalement gratuits... Exception faite de la lotion de bronzage.

Allez, on part!




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