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Découvrir les oiseaux de la Rivière-aux-Cerises

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Des bernaches du Canada peuvent être observées sur le gros étang du marais de la Rivières-aux-Cerises.

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(Magog) Il vous plairait de commencer à observer les oiseaux, mais vous ne savez pas par où commencer? Situé en plein coeur d'un centre urbain, en l'occurrence Magog, et comptant plusieurs sentiers pédestres, le marais de la Rivière-aux-Cerises constitue sans aucun doute un endroit tout désigné pour faire ses premiers pas en tant qu'ornithologue amateur.

Durant les trois dernières décennies, plus de 160 espèces d'oiseaux différentes auraient été observées dans le marais de la Rivière-aux-Cerises, selon la coordonnatrice à l'environnement et à l'aménagement de L'Association du marais de la Rivière-aux-Cerises (LAMRAC), Laura Patriganni.

Tous les cinq ans, un inventaire des espèces d'oiseaux est réalisé dans le marais, qui est relié au lac Memphrémagog par la rivière aux Cerises. L'équipe de LAMRAC ainsi que les visiteurs qui pénètrent dans l'aire protégée effectuent également des observations toutes les semaines et les colligent.

Lorsqu'ils s'aventurent dans le parc, les visiteurs ont d'ailleurs l'opportunité d'indiquer les espèces qu'ils ont observées sur un tableau installé à proximité du Centre d'interprétation du marais.

« Grâce aux efforts de chacun, nous avons un beau portrait des espèces qui sont présentes à l'intérieur de ce territoire, affirme Mme Patriganni. Et ce qui est plaisant, je trouve, c'est qu'il y a une belle diversité. On a des bruants, des parulines, des rapaces, dont des balbuzards et des petites buses, ainsi qu'un bon nombre de canards. »

Évidemment, puisque le marais est un lieu relativement bien préservé, il constitue un habitat de premier choix pour de multiples oiseaux.

« Un habitat peu perturbé est plus propice à la diversité », note à ce sujet Anaïs Renaud, coordonnatrice des services éducatifs de LAMRAC.

On ne s'étonne pas, dans ce contexte, d'apprendre que l'observation de la faune ailée est un loisir très pratiqué dans le marais de la Rivière-aux-Cerises, tel que le souligne Mme Renaud.

Les hirondelles bicolores sont aussi présentes près des... (Fournie par LAMRAC) - image 2.0

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Les hirondelles bicolores sont aussi présentes près des nichoirs installés sur le pont du sentier du Pionnier.

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Un sentier ornithologique

Pour encourager les gens à l'observation de la faune ailée, LAMRAC a créé un sentier ornithologique. Une quinzaine de mangeoires ont été placées le long de ce sentier. Elles sont remplies régulièrement par un commanditaire.

« Des graines de tournesol et des chardons sont placés dans les mangeoires, indique Anaïs Renaud. Les mésanges à tête noire et les chardonnerets jaunes sont nombreux à les fréquenter. Des pics mineurs et chevelus s'arrêtent également pour y manger. »

Mme Renaud ajoute que les visiteurs ont aussi souvent la chance de voir des parulines en empruntant le sentier ornithologique. « Ce sont de petits oiseaux très jolis qui ont, en plus, un très beau chant. »

Non loin du sentier ornithologique, on retrouve deux étangs où il est également facile de s'adonner à l'observation de spécimens ailés. On aperçoit régulièrement des bernaches et des canards sur place.

Des nichoirs pour canards arboricoles ont de plus été installés dans le même secteur. « Ces nichoirs accueillent le harle couronné et le canard branchu, deux très, très belles espèces », affirme Laura Patriganni.

Par ailleurs, en bordure de la rivière aux Cerises, on peut accéder à une tour d'observation. Elle permet d'obtenir un autre point de vue et, conséquemment, d'effectuer des observations différentes.

Une cheminée

Puisque la protection des espèces fait partie de sa mission, LAMRAC a accepté de participer à un projet, baptisé Sauvons les martinets, visant à stopper la diminution rapide de la population de martinets ramoneurs.

Ce projet a pris forme dans le marais en 2015 quand des élèves du Centre de formation professionnelle 24 juin, un établissement scolaire situé à Sherbrooke, sont venus construire une cheminée de maçonnerie à l'intersection de deux sentiers.

Il faut savoir que Serge Mercier, conseiller pédagogique au Centre 24 juin, est l'initiateur du projet Sauvons les martinets. Grâce à lui et ses collaborateurs, une seconde cheminée de maçonnerie a été conçue dans le marais Réal-D.-Carbonneau à Sherbrooke.

La population des martinets ramoneurs au Canada a chuté de 95 pour cent en 35 ans, selon des chiffres fournis par LAMRAC. « Cet oiseau ne niche que dans des cheminées ou des chicots creux. Les causes de son déclin sont, entre autres, la disparition des gros arbres morts et la disparition des cheminées de pierres ou de briques », indique l'organisme dans un communiqué.

Notons en terminant qu'une partie des sentiers sur pilotis existant au sein de l'aire protégée n'est pas accessible depuis maintenant plusieurs mois. Des travaux de réfection majeurs sont cependant planifiés à court terme. Les sentiers en terre battue du lieu demeurent quant à eux ouverts.

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