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Des trésors cachés aux quatre coins du Centre-du-Québec

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La situation géographique du Centre-du-Québec a pour effet d'attirer plusieurs chercheurs de trésors des régions environnantes.

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Yanick Poisson
La Tribune

(Victoriaville) La géolocalisation (ou géocaching) ne cesse de gagner en popularité au Québec et le Centre-du-Québec s'inscrit comme étant l'une des régions les plus propices à cette activité de recherche en nature.

Comme son nom l'indique, le territoire centricois dispose d'une situation géographique centrale fort enviable, ce qui a pour effet d'attirer plusieurs chercheurs de trésors des régions environnantes. Il regorge également de passionnés qui font preuve de leadership dans la mise en place de trésors.

« Au début, cette activité ne concernait que quelques initiés, mais c'est devenu rapidement une activité familiale accessible à tous. Les gens se rendent en grand nombre au parc régional de la Grande coulée ou au mont Arthabaska, deux organismes qui ont misé sur la géolocalisation et qui en font la promotion », explique la responsable des communications de Tourisme Centre-du-Québec, Isabelle Hallé.

S'il n'est pas encore suffisamment populaire pour faire l'objet de forfaitisation, l'Association touristique régionale surveille de près sa progression, ainsi que les différentes formules qui pourraient être développées afin d'attirer davantage de touristes dans la région. Il est notamment question de combiner la géolocalisation avec le vélo ou le kayak.

« Il y a déjà plusieurs cibles aux abords du parc linéaire. Il serait très propice d'allier vélo et géolocalisation afin de permettre aux gens de bonifier leur randonnée et de découvrir notre belle région de façon différente, suggère Mme Hallé. Peut-être qu'un jour l'activité fera partie d'une offre globale en collaboration avec les parcs régionaux et les complexes hôteliers ».

Une raison pour bouger

Geneviève Danault a découvert la géolocalisation il y a six ans. Depuis, elle effectue une dizaine de sorties annuellement afin de trouver les petites babioles que les organisateurs ont soigneusement cachées un peu partout dans les endroits publics.

« C'est mon père qui m'a initié. Il s'est acheté un GPS et s'est aperçu qu'il y avait de petits points un peu partout au Québec, dont plusieurs à Victoriaville. On s'est informé sur leur signification et on s'est mis à leur recherche », raconte-t-elle.

Il est possible de faire de la géolocalisation l'hiver, mais c'est à la fonte des neiges que les chercheurs s'activent. Ce n'est évidemment pas l'appât du gain qui mobilise les géolocalisateurs, puisqu'ils sont invités à laisser leur trésor sur place. Il s'agit toutefois d'une activité de plein air qui permet de bouger tout en ayant un objectif. Les articles sont souvent difficiles à trouver, rendant leur découverte d'autant plus valorisante.

« C'est vraiment plaisant comme activité. Je préfère ça à seulement marcher sans aucun but. Il y a du défi, au moins on fait quelque chose. C'est toujours super valorisant de trouver les objets. Il y en a qui sont vraiment bien cachés », continue Mme Danault.

Certains organisateurs font effectivement preuve de beaucoup d'imagination lorsque vient le temps de cacher leurs trésors. « J'ai déjà vu un objet caché sous l'écorce d'un arbre, j'ai trouvé ça vraiment original », se souvient-elle.

Une activité simple et accessible

La liste d'articles nécessaires pour se lancer à la recherche de ces menus objets n'est pas très complexe et onéreuse. Elle se limite à une bonne paire d'espadrilles, des vêtements adaptés aux conditions climatiques, une collation et, bien évidemment, un GPS.

On suggère que les enfants âgés d'au moins huit ans seront en mesure de trouver leur compte lors d'une activité de géolocalisation. Plus jeunes, il est fort probable qu'ils en viennent à s'impatienter avant de trouver l'objet convoité.

« Il faut qu'ils soient en mesure de comprendre que c'est une partie de cachette, qu'il faut travailler fort pour trouver et qu'il ne faut pas se mettre à crier partout lorsqu'on a fait la découverte pour ne pas alerter tout le monde de la présence de l'objet. S'il disparaît, c'est frustrant pour ceux qui viendront après », explique Geneviève Danault.

Cette dernière met en garde les géolocalisateurs contre l'utilisation de GPS trop récents et trop performants qui peuvent venir miner le plaisir de la recherche. Un dispositif utilisé par une de ses connaissances limite beaucoup le champ d'action.

En général, on estime pouvoir trouver environ quatre « trésors » dans le cadre d'une après-midi complète de recherche au Centre-du-Québec.

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