Le retour aux choses sérieuses

Au moment de jeter les premières lignes de cette chronique, j'ai pris... (IMACOM, MAXIME PICARD)

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IMACOM, MAXIME PICARD

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Robert Gagné

Au moment de jeter les premières lignes de cette chronique, j'ai pris conscience des réalités qui confrontent chacun et chacune d'entre nous. Sommes-nous au début d'une nouvelle année? Après les vacances prises généralement par une majorité du monde, la rentrée scolaire marque un véritable début d'activités pour l'ensemble de la société.

Année de calendrier, année scolaire, année fiscale, année chinoise, année liturgique il y aurait un peu d'ordre à mettre dans notre planification, mais ce n'est pas demain la veille où nous serons capables d'harmoniser toutes ces données surtout dans un cadre de mondialisation de l'inconscience collective.

Enfin, pour une bonne majorité de nous, le retour en classe marque un moment privilégié de reprendre une certaine régularité dans nos activités. Notre horloge biologique est bien enlignée sur septembre. Après un hiver rigoureux, une absence de printemps, un été en dents de scie, revoilà septembre avec la suite du beau temps du mois d'août. Cela fait longtemps que l'on chuchote que nous devrions décaler les vacances scolaires en août et septembre. Rêver n'a jamais fait de mal à personne... Avec le réchauffement de la planète, faudrait quand même y réfléchir.

La semaine dernière, l'entreprise touristique se plaignait que le retour aux études des étudiants des cégeps causait un sérieux préjudice aux activités économiques de notre région et du Québec tout entier. De plus, avec la canicule survenue à la mi-août, les municipalités ont été confrontées avec un manque de main-d'oeuvre dans la surveillance de nos piscines publiques. Il a fallu faire des pirouettes dans la gestion du personnel afin de maintenir un service qui s'avérait assez essentiel pour la clientèle de nos parcs.

Dans un autre registre, le gouvernement canadien s'est mêlé de gaspiller les trois dernières semaines dans une fausse campagne électorale trop longue, loin des intérêts des citoyens occupés à la nouvelle rentrée à l'école ou au boulot. Déconnexion totale de nos dirigeants.

Sur le plan provincial, nous serons confrontés aux soubresauts des négociations dans le secteur public qui nous promettent un automne chaud. Et que dire des conséquences néfastes des compressions de l'an dernier dont nous aurons les retombées pour plusieurs années. Réforme de la santé qui n'en finit plus de finir, réforme anticipée des commissions scolaires qui nous réserve aussi son lot de surprises. Les parents devront déjà assumer une hausse des coûts de garderie qui dépassent leur capacité de boucler le budget familial. Et ce n'est pas fini.

Pour le commun des mortels, il est difficile de savoir quoi prendre au sérieux, ou encore mieux, qui nous prend vraiment au sérieux. Est-ce que les politiciens sauront nous étonner dans la prochaine année? Permettons-nous d'en douter et surtout ne baissons pas les bras. Exercer notre devoir démocratique nous assurera au moins le pouvoir de critiquer comme nous savons si bien le faire. Vaudrait quand même mieux changer ce paradigme et continuer de consolider nos communautés.

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