Réflexions de vacances

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Que veut encore dire le mot vacances dans la vie de notre société actuelle?

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Robert Gagné

Pour ceux et celles qui sont familiers avec mes chroniques et qui connaissent mes occupations, les vacances sont un peu un mythe avec lequel je jongle chaque année. Comme je viens de terminer un mandat à la direction d'un organisme communautaire, je devrais me mettre en mode « vacances ». Mon sac de golf me lorgne dans mon garage et c'est tout juste s'il ne me fait pas des reproches de l'avoir négligé. Je trouverai bien le temps de remédier à cette situation.

Que veut encore dire le mot vacances dans la vie de notre société actuelle? La réponse est un peu facteur de la longueur des vacances qui sont disponibles dans la petite banque des congés sociaux. Tout dépend si les familles n'ont pas hypothéqué cette réserve pour les congés des Fêtes ou la semaine de relâche. Chose certaine, les papis et les mamies de ce monde sont encore mis à contribution pour combler les lacunes en garderie pour les petits-enfants. Pour le plaisir des uns et des autres.

La société a-t-elle elle aussi une banque de vacances? Pas certain. Nos gouvernements nous fournissent toujours des raisons de ne pas les oublier. Surveillons les apparitions de nos politiciens dans nos activités estivales. Après une année d'austérité, une année de réformes diverses et non complétées, voilà qu'il y aura élections cet automne. Et là, le tableau s'embrouille. Tout le monde parle d'une certaine lassitude d'un régime fédéral conservateur. La vague « orange » québécoise a-t-elle déjà fait quatre ans? Qu'est-ce qui a changé depuis quatre ans? Pas grand-chose. Nous sommes toujours dans les coupures à tous les niveaux (sauf pour notre budget du « Ministère de la guerre ») puisque le Canada est engagé dans cette mission dont personne ne veut. Les autres partis ont des nouveaux chefs. Jack Layton n'est plus là. Gilles Duceppe nous revient. Justin Trudeau est en probation. Vous devinerez facilement que nous courons le risque d'une belle division des votes et de laisser un parti se glisser dans cette division.

Pendant ce temps sur la planète, le terrorisme ne prend pas de vacances et redouble ses attaques sous plusieurs formes tout aussi néfastes qu'imprévisibles. C'est ce que nous avons convenu d'appeler la troisième guerre mondiale invisible.

À tout considérer, je crois que nous devons tous rester vigilants et éveillés quant aux enjeux qui nous confronteront tôt cet automne. Cela demeure pour nous un devoir de bien surveiller les promesses qui ne seront pas tenues, de toute manière. Mais nous avons l'obligation de nous intéresser à participer au processus démocratique et cela même si nous sommes sceptiques quant à notre pouvoir d'influence. C'est chacun dans nos milieux proches que nous avons la meilleure influence. Comme le dit si bien Alexandre Jardin dans son livre Laissez-nous faire... on a déjà commencé! où il parle d'une révolution issue d'une mobilisation de la société civile. N'est-ce pas là que réside le vrai pouvoir?

Bonnes réflexions en vacances!

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