Pas de répit pour Audrey Marcoux

La Sherbrookoise Audrey Marcoux.... (IMACOM, JOCELYN RIENDEAU)

Agrandir

La Sherbrookoise Audrey Marcoux.

IMACOM, JOCELYN RIENDEAU

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Pascal Morin

Certaines personnes sont de véritables forces de la nature. Audrey Marcoux est du même moule. Étudiante au baccalauréat en enseignement primaire à l'Université de Sherbrooke et membre de l'équipe féminine de soccer Vert & Or, la Sherbrookoise vient en effet de réaliser un exploit hors du commun : se tailler une place au sein de l'équipe nationale de handball qui participera aux Jeux panaméricains au mois de juillet à Toronto. Rien que ça!

Si pour la majorité des athlètes de haut niveau le temps accordé à la récupération est pratiquement aussi important que l'entraînement lui-même, Audrey Marcoux a trouvé la recette pour fonctionner à plein régime, 365 jours par année. Depuis plusieurs années, la demi-soeur cadette de l'ancien joueur des Tiger-Cats de Hamilton et des Argonauts de Toronto Cédric Gagné-Marcoux réussit à conjuguer avec brio ses études à ses deux sports de prédilection : le soccer, où elle évolue à la position de défenseur central, et le handball, où elle vient d'être mutée au poste névralgique de pivot.

Une surprise

« Je ne me rappelle pas la dernière fois où j'ai eu une période où mon horaire était libre. Je n'ai pas énormément de moments de repos, mais je suis bien là-dedans, soutient la Sherbrookoise de 20 ans. Je trouve que les deux sports se complètent bien. Évidemment, ils me permettent de demeurer en forme, mais ils m'aident aussi au niveau de ma vision du jeu. »

Quelques mois après avoir fait son entrée avec le Vert & Or, aidant l'équipe à terminer au troisième rang du circuit universitaire de soccer du Réseau du sport étudiant du Québec, Marcoux a convaincu les dirigeants de l'équipe nationale de lui offrir le poste de pivot partante, et ce, même si elle est à sa première saison senior. En fait, elle est la seule pivot à avoir été retenue après les camps de sélection qui ont eu lieu en décembre aux États-Unis et en mars en Norvège.

« Ça fait plusieurs années qu'on nous parle des Jeux panaméricains, mais je dois avouer que je suis un peu étonnée d'avoir réussi à me tailler un poste même si je suis parmi les plus jeunes de l'équipe. Je crois que je ne réalise pas encore tout à fait », admet celle qui a aussi été agréablement surprise par la décision de ses entraîneurs de ne pas garder de joueuse d'expérience à sa position.

« Ça me met un peu de pression, mais il y a d'autres arrières au sein de l'équipe qui pourraient jouer à ma place, indique-t-elle en soulignant qu'elle prendra les bouchées doubles au cours des prochains mois afin de livrer la marchandise. J'en encore du travail à faire au niveau technique et c'est encore plus important en ce moment parce que je vais jouer au niveau international. Je veux donner le meilleur de moi-même! »

Objectif : les Olympiques

Même si les Canadiennes ne sont pas favorites à l'aube des Jeux panaméricains, leur objectif est de causer une surprise en mettant la main sur la médaille d'or. Une victoire à Toronto leur permettrait d'obtenir leur laissez-passer pour les Jeux olympiques de 2016. L'an dernier, le Canada a terminé au troisième rang dans la catégorie de l'Amérique du Nord du Trophée de la Fédération internationale de handball (FIH).

« Puisque les Olympiques auront lieu à Rio, le Brésil devrait pouvoir participer, ce qui laisse une autre place pour un pays de l'Amérique. Cette place ne nous est pas inaccessible, mais il va falloir que tous les morceaux du casse-tête tombent en place au bon moment. C'est notre objectif ultime », soutient Marcoux, qui a marqué 50 buts en 14 matchs la saison dernière avec le Sherbrooke Handball dans le circuit québécois de division 1.

Émily Routhier, également membre du club de Sherbrooke, fera aussi partie de l'équipe qui tentera l'impossible dans la capitale ontarienne en juillet prochain.

« Nous jouons ensemble sur les équipes du Québec depuis que nous avons 14 ans. Nous sommes vraiment contentes de pouvoir vivre cette expérience à deux », souligne Marcoux.

Routhier, qui évolue à la position d'arrière-centre, a marqué 67 buts en 13 matchs la saison dernière avec Sherbrooke.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer