Durocher à Val d'Or pour y rester

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Le Sherbrookois Mario Durocher est maintenant l'entraîneur-chef ayant le plus d'expérience en carrière dans la LHJMQ avec plus de 700 matchs derrière le banc.

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Pascal Morin

Mario Durocher est à Val d'Or pour y rester. Le directeur général des Foreurs, Alexandre Rouleau, vient en effet de prolonger de trois ans le contrat de l'entraîneur sherbrookois qui vient de connaître une autre excellente année derrière le banc. Et malgré ses succès, ce dernier ne lorgne plus une carrière chez les professionnels.

Avec plus de 700 matchs comme entraîneur-chef dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Durocher est désormais l'instructeur actif comptant le plus d'expérience en carrière dans le circuit. Seul Benoît Groulx, avec 762 matchs à la tête des Olympiques de Gatineau, le devançait jusqu'à la fin de la saison. Mais voilà, ce dernier estime avoir fait le tour du jardin dans le junior et a officiellement remis sa démission après l'élimination rapide de son équipe ce printemps.

De son côté, Durocher s'est empressé d'accepter sa prolongation lorsque Rouleau lui a fait connaître ses plans avant les séries éliminatoires. Les deux hommes ont rendu la chose officielle lors du bilan de fin de saison des Foreurs vendredi dernier.

« Je suis bien à Val d'Or et je suis extrêmement bien traité depuis que je me suis joint à l'organisation comme entraîneur adjoint il y a quatre ans », souligne d'emblée le Sherbrookois de 51 ans, qui ne rêve plus à la Ligue nationale depuis plusieurs années, soit depuis son passage à la tête d'Équipe Canada junior en 2004.

« L'année après le Championnat du monde, j'avais des attentes, mais ça fait longtemps que j'ai fermé les livres sur ce dossier-là, indique-t-il. J'ai beaucoup de plaisir à travailler dans le hockey junior. J'ai encore la passion et tant que je n'aurai pas obtenu la coupe Memorial, je vais continuer de venir au bureau tous les matins avec cet objectif-là en tête. »

Parcours étonnant et encourageant

Durocher aurait bien aimé voir son équipe participer au tournoi de la coupe Memorial pour une deuxième année consécutive, les Foreurs ayant, contre toute attente, atteint le carré d'as du circuit Courteau après avoir tiré de l'arrière 0-3 en quart de finale face au Drakkar de Baie-Comeau.

L'Océanic de Rimouski a finalement mis un terme à cette belle histoire en quatre matchs et affronte actuellement les Remparts de Québec en grande finale. Les deux équipes sont assurées de participer à la coupe Memorial puisque les Remparts seront les hôtes du tournoi.

« Nous avons eu notre part d'ennuis en début de saison, alors que nous avons perdu 11 de nos 15 premiers matchs. Une fois que tous nos joueurs ont compris leur travail et que tout le monde a pris la bonne chaise, nous avons commencé à avoir beaucoup de succès », rappelle l'entraîneur en faisant notamment allusion à la série de 12 victoires consécutives de l'équipe en fin de saison.

« Nous sommes arrivés en séries en pleine confiance, enchaîne-t-il. Nous avons eu une bonne série contre Rouyn-Noranda en première ronde et malgré notre recul de 3-0 contre Baie-Comeau, nous avons toujours su que nous pouvions gagner. Il fallait juste trouver le moyen de battre Cadorette (Philippe). »

Émotionnellement vidés, estime Durocher, les Foreurs n'avaient plus d'essence dans le réservoir face à l'Océanic.

« Je persiste à croire que nous pouvions les battre. Si les gars y avaient cru, je pense que nous avions les outils pour aller en finale », plaide-t-il en rappelant que ce parcours sera payant dans un futur rapproché.

« Il faut que tu vives ces victoires-là et réussisses à surmonter des obstacles pour progresser. C'est quelque chose que tu ne peux pas enseigner aux joueurs en tant qu'entraîneur, explique-t-il. Et presque tous nos joueurs seront de retour l'an prochain. Nous avions l'une des meilleures offensives de la ligue et notre défensive était constituée de joueurs de 17 ans. Nous avons les outils pour aller loin au cours des prochaines années. »

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