Robidas veut terminer sa carrière à Toronto

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Malgré les déboires de l'équipe cette saison, le défenseur sherbrookois Stéphane Robidas rêve de remporter une coupe Stanley avec les Maples Leafs avant de se retirer en 2017.

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Pascal Morin

Stéphane Robidas veut faire partie de la solution. Et de préférence avec les Maple Leafs de Toronto, l'équipe avec laquelle il souhaite terminer sa carrière, au tournant de la quarantaine.

Même s'il n'avait absolument pas imaginé une première saison comme celle qui vient de se terminer avec la formation de la ville reine, le vétéran défenseur sherbrookois ne regrette absolument pas de s'être engagé avec elle pour trois saisons.

Alors que plusieurs voyaient les Leafs comme une des bonnes formations dans l'association de l'Est en début de campagne, ceux-ci ont connu toutes sortes d'ennuis sur et à l'extérieur de la patinoire (prise de bec avec les journalistes, suspensions à l'interne, bagarres à l'entraînement, séquence de 11 défaites consécutives, etc.).

Moribonds, les Torontois ont terminé la saison au 27e rang du classement général avec une maigre récolte de 68 points, ratant les séries éliminatoires pour une neuvième fois en dix ans.

« Je suis toujours heureux de m'être joint aux Leafs, lance d'emblée le hockeyeur de 38 ans. Toronto est une organisation de première classe. L'amphithéâtre est plein tous les soirs. C'est sûr qu'au point de vue hockey, ça n'a pas été à la hauteur des attentes des partisans, de l'organisation et des joueurs. Nous avons eu une saison difficile à tous les points de vue.

« Il me reste deux bonnes saisons pour terminer ma carrière sur une bonne note», ajoute-t-il, en rappelant qu'il aura 40 ans en 2017 lorsque son contrat de trois ans évalué à neuf millions $ arrivera à échéance. «Pour l'instant, je ne crois pas continuer après. Mes enfants sont au Québec et moi à Toronto. Mon rêve serait de remporter une coupe Stanley avant de me retirer. »

Personne à l'abri

Un grand ménage est à prévoir dans la capitale ontarienne au cours des prochains mois. Les premiers coups de balai ont d'ailleurs été donnés dès la conclusion du calendrier régulier alors que le directeur général Dave Nonis et l'entraîneur-chef par intérim Peter Horachek ont été remerciés. Les adjoints Steve Spott, Chris Dennis et Rick St. Croix, responsables des gardiens de but, ont également été limogés.

Du côté du personnel sur la patinoire, plusieurs croient que le président Brendan Shanahan aura pour mission de liquider quelques gros noms, dont l'attaquant vedette Phil Kessel et le capitaine Dion Phaneuf. En raison de leurs lourds contrats, ceux-ci pourraient cependant être difficiles à échanger, ce qui rend des joueurs comme Stéphane Robidas dans une position vulnérable.

« Il y a beaucoup d'incertitude, mais ça fait partie du métier. En tant que joueur, on ne contrôle pas les décisions de la direction. Nous sommes payés pour jouer au hockey et performer sur la patinoire. Nous n'avons pas répondu aux attentes, alors il y en a qui en paient le prix, souligne le Sherbrookois. Chaque joueur doit se regarder dans le miroir et se demander ce qu'on peut faire pour aider l'équipe.

« Personne n'est intouchable. Si un gars comme Wayne Gretzky a été échangé, tout le monde peut l'être, enchaîne-t-il. De mon côté, ce n'est pas quelque chose que j'envisage. Je me concentre pour être prêt pour le début du camp d'entraînement, idéalement avec les Maple Leafs. »«Mon corps est plus vieux»

On ne peut pas dire que Stéphane Robidas a été épargné par les blessures au cours des dernières saisons. Après deux fractures à la jambe droite lors de la saison 2013-2014, le Sherbrookois a dû vivre avec d'intenses douleurs à l'épaule gauche cet hiver avant de se faire opérer il y a presque six semaines.

« J'ai pris un deux semaines de repos à la pause du match des étoiles en espérant que ce serait suffisant pour régler le problème, mais ça ne s'améliorait pas. C'était rendu difficile de faire plusieurs choses du quotidien et j'avais aussi de la difficulté à dormir, raconte celui qui passera une bonne partie de l'été dans la région. Dès que nous avons été officiellement éliminés des séries éliminatoires, nous avons pris la décision, avec le personnel médical, que je me fasse opérer tout de suite afin de commencer plus tôt ma réhabilitation. »

Lentement, mais sûrement, le numéro 12 des Leafs remonte la pente, bien qu'il ne soit toujours pas en mesure de soulever de gros objets avec son bras gauche. Il faut dire qu'il a l'habitude des longues périodes de réhabilitation, lui qui a notamment dû passer sous le bistouri après sa première fracture à la jambe, alors qu'il portait les couleurs des Stars de Dallas. L'idée de revenir au jeu lui sert de motivation.

« Ce n'est pas le scénario idéal, mais je compose avec. Je dois avoir un bon été d'entraînement pour arriver en bonne forme l'automne prochain, indique-t-il. Mon corps a plus que mes 38 ans avec toutes les années d'entraînement et les opérations. Mais j'aime encore ce que je fais et j'ai toujours la passion pour le hockey. Je me considère chanceux de pouvoir faire ça. »

Les Rangers favoris

Au repos forcé, Robidas est maintenant redevenu un partisan attentif qui croit fortement aux chances des Rangers de New York de soulever le gros trophée en juin prochain.

« J'aime beaucoup leur défensive. C'est possiblement la meilleure de la ligue, affirme-t-il. Ils ont aussi une bonne attaque qui est capable de marquer des buts. Si j'avais un petit deux à gager, ce serait une équipe que je considérerais sérieusement. »

Et le Canadien de Montréal dans tout ça?

« En séries, le gardien change la donne. Avec Carey Price, tout est possible pour le Canadien. Selon moi, les Rangers ont une meilleure équipe que Montréal, mais Henrik Lundqvist n'est pas aussi dominant que Carey Price même si c'est un excellent gardien. Tu mets Price dans les buts pour les Sénateurs d'Ottawa et je pense qu'ils peuvent battre Montréal, c'est tout dire. »

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