Coupe Riders Sherbrooke 2015

Occasion en or pour Robin Beauchemin

Le Sherbrookois Robin Beauchemin espère profiter de la... (IMACOM, MAXIME PICARD)

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Le Sherbrookois Robin Beauchemin espère profiter de la compétition à Sherbrooke pour aiguiser ses réflexes en vue du Red Bull Crashed Ice d'Edmonton qui aura lieu dans une semaine.

IMACOM, MAXIME PICARD

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Pascal Morin

Robin Beauchemin tente de faire sa place parmi les meilleurs au Red Bull Crashed Ice de Québec depuis cinq ans. Mais en dehors de ces quelques folles descentes dans la Vieille Capitale, le Sherbrookois n'a jamais eu la chance de s'exercer sur de véritables pistes de compétition. Une réalité qui touche plusieurs athlètes pratiquant ce sport extrême en émergence.

L'étape sherbrookoise de la Coupe Riders, présentée au mont Bellevue aujourd'hui et demain (6 et 7 mars), est donc la bienvenue pour cet ancien attaquant des Cougars du Collège Champlain. Faisant partie intégrante du Championnat du monde de ice cross downhill, cette compétition lui servira en quelque sorte de préparation en prévision du Red Bull Crashed Ice d'Edmonton qui aura lieu dans une semaine.

« À chaque année au Crashed Ice, je ne dispose que d'un avant-midi d'entraînement sur la piste et de deux descentes de qualification l'après-midi. Il faut que je fasse un bon temps immédiatement pour me classer parce que mon week-end peut se terminer avant même d'avoir commencé. On n'a pas deux chances de bien faire », raconte l'athlète de 28 ans dont le meilleur classement à Québec est une 37e position.

« C'est vraiment super d'avoir l'opportunité de participer à une épreuve ici même à Sherbrooke, devant mes proches. Au niveau de la préparation, ça pourrait faire une grande différence, indique-t-il. Mes réflexes seront beaucoup plus aiguisés par rapport aux dernières années alors que je retournais sur une piste glacée après un an d'attente. »

Dans le contexte actuel où il n'existe aucune infrastructure d'entraînement au Québec et même au Canada, Beauchemin tente de reproduire en gymnase le même type de mouvements et acrobaties qu'il doit exécuter lors d'une course.

« Le plus important, c'est de faire beaucoup de sauts. À cet effet, le crossfit aide énormément, explique-t-il. À l'aréna, les patins sont toujours en contact avec la glace. Nous faisons beaucoup de mouvements latéraux et avant arrière, mais il n'y a jamais de sauts. Il faut donc apprendre à absorber le choc et pousser avec les jambes pour prendre de la vitesse lorsque l'on atterrit.

« Ce n'est pas parce que tu es le meilleur sur une patinoire que tu vas bien faire sur une piste, ajoute-t-il. Il y a plusieurs excellents joueurs de hockey qui n'obtiennent pas de bons résultats sur le circuit du Red Bull Crashed Ice et de moins bons joueurs qui sont très performants. »

Causer une surprise

Construite sur les pistes 5 et 6 du mont Bellevue, la piste glacée d'une longueur de 450 mètres sera parsemée de bosses, de sauts et de courbes. Les meilleurs athlètes de la discipline venus de partout au pays, de même que des États-Unis, de Finlande, de Suisse, de France et d'Autriche, seront au rendez-vous. Quelque 18 Sherbrookois tenteront leur chance.

Même s'il considère que les membres du top 32 chez les hommes sont actuellement dans une classe à part, Beauchemin aimerait bien causer une surprise et se faufiler dans le groupe.

« Ces gars-là ont une longueur d'avance sur des patineurs comme moi. Le facteur expérience joue en leur faveur, plaide le Sherbrookois. De mon côté, une place parmi les 64 meilleurs serait satisfaisante, mais j'aimerais vraiment réussir à me rendre parmi les 32 plus rapides. »

En tant qu'athlète local et bénévole au sein du comité organisateur de la compétition, celui qui a marqué 61 buts en trois saisons avec les Cougars entre 2003 et 2006 a eu l'occasion de tester la piste au cours des derniers jours. Un privilège qui pourrait lui permettre de resserrer l'écart avec le peloton de tête.

« Je me mets de la pression au niveau personnel, mais je souhaite aussi donner l'exemple aux plus jeunes et leur montrer qu'en travaillant fort on arrive à de bons résultats. C'est important pour moi », affirme-t-il.

En faveur d'une piste permanente

S'il n'en tenait qu'à Robin Beauchemin, la piste glacée aménagée cette semaine au mont Bellevue pour la Coupe Riders deviendrait une installation permanente chaque hiver.

Le Sherbrookois aimerait bien voir plus d'athlètes québécois émerger parmi l'élite mondiale de ice cross downhill. Mais pour y arriver, ils ont besoin de pistes d'entraînement, affirme-t-il.

« Si les Québécois veulent demeurer dans la course, il faudra avoir au moins une piste de pratique ouverte trois ou quatre mois par année. Sinon, nous serons largués sous peu. La compétition est de plus en plus forte, les athlètes de mieux en mieux préparés », plaide-t-il.

« Dans le meilleur des mondes, enchaîne-t-il, cette piste serait ouverte tout l'hiver et pourquoi pas au mont Bellevue? On pourrait ainsi se pratiquer, tenir des compétitions, ce qui nous permettrait de nous préparer en vue des événements majeurs comme le Red Bull Crashed Ice. Il faudrait la même chose en Ontario et dans les autres provinces. »

De cette façon, des compétitions locales pourraient être organisées, ce qui permettrait de faire le plein de nouveaux adeptes, croit Beauchemin.

C'est en quelque sorte ce qu'on a voulu faire en créant la Coupe Riders cet hiver. Le nombre d'épreuves de ice cross downhill est donc passé de quatre à huit, les athlètes pouvant accumuler des points comptant pour le classement au Championnat du monde lors de ces quatre nouvelles épreuves.

Afin de faire progresser la discipline, le Sherbrookois estime également qu'il faudra éventuellement revoir le processus de qualification. Pour obtenir leur laissez-passer au Red Bull Crashed Ice, les patineurs doivent actuellement réaliser en aréna un parcours à obstacles en un temps préétabli.

« Ça n'a pourtant absolument rien à voir avec ce que nous pouvons vivre en descendant une piste, au mont Bellevue ou ailleurs, assure-t-il. Cette méthode de qualification sera à revoir pour que le sport continue de prendre de l'ampleur.

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