Deux mille matchs chez les pros

Le Sherbrookois Patrick Langlois a ça dans le sang

Le Sherbrookois Patrick Langlois s'assure que les besoins... (PHOTO COURTOISIE CLUB DE HOCKEY CANADIENS DE MONTRÉAL)

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Le Sherbrookois Patrick Langlois s'assure que les besoins matériels et même parfois psychologiques de Carey Price et de ses coéquipiers soient comblés.

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Pascal Morin

À 16 ans, alors qu'il terminait son secondaire au Triolet, Patrick Langlois avait déjà trouvé ce qu'il voulait faire dans la vie : travailler pour une équipe de la Ligue nationale de hockey. Un peu plus de 25 ans plus tard, le Sherbrookois compte 2000 matchs d'expérience chez les professionnels comme gérant et adjoint au gérant de l'équipement, tous passés au sein de la prestigieuse organisation du Canadien de Montréal. Son rêve, il le vit pleinement. Chaque jour.

C'est lors de la saison 1987-1988, alors que le club-école du Tricolore en était à ses dernières années à Sherbrooke, que le jeune Langlois a fait ses débuts dans les chambres de hockey. On lui a en effet confié le boulot de préposé aux bâtons pour les équipes visiteuses. De fil en aiguille, il a traversé de l'autre côté de la patinoire.

« Il y a eu une ouverture du côté des Canadiens et j'ai tout de suite saisi ma chance, se souvient l'homme de 43 ans qui a célébré son 2000e match chez les professionnels la semaine dernière au Joe Louis Arena à Detroit. J'ai commencé au bas de l'échelle, à temps partiel, et tranquillement, je me suis fait une place.

« Être là entre les murs de l'aréna et faire partie de l'équipe, c'était quelque chose d'exceptionnel pour moi. J'ai rapidement compris que j'avais ce travail-là dans le sang », ajoute-t-il avec enthousiasme.

Tout quitter pour poursuivre son rêve

Après une saison à temps complet en 1989-1990, le bras droit du directeur général des Canadiens de Montréal, André Boudrias, lui a offert de déménager avec l'équipe à Fredericton au Nouveau-Brunswick. Même s'il venait à peine d'atteindre la majorité, il n'a pas hésité une seule seconde.

« Je savais que je voulais faire ce travail pour le restant de mes jours, lance celui qui passe encore ses vacances estivales à Sherbrooke avec sa famille. J'étais vraiment excité de me faire offrir une opportunité comme celle-là, de pouvoir déménager avec l'équipe et de vivre mon rêve. »

Dès l'année suivante, à 19 ans, Langlois a été nommé gérant de l'équipement de l'équipe à Fredericton. Un poste qu'il occupera jusqu'en 2006, et ce, dans trois villes différentes (Fredericton, Québec et Hamilton).

« J'adorais mon travail avec le club-école des Canadiens, mais comme tout le monde, je souhaitais faire le saut dans la Ligue nationale. J'ai été patient et je n'ai jamais compté mes heures. Pour faire ce job-là, il faut être passionné. J'ai finalement eu ma chance à Montréal en 2006 », indique celui qui se faire un devoir de répondre à tous les besoins des joueurs.

« Tous les joueurs ont leur petite routine, certaines sont assez spéciales. De mon côté, je m'assure que leurs besoins sont comblés, dit-il en se gardant bien de révéler les secrets de ses protégés. Le hockey a beaucoup évolué depuis mes débuts. Nous avions beaucoup moins de demandes avant. Comme tout le monde, nous devons nous ajuster. »

Une famille

Durant toutes ces années à dorloter les hockeyeurs de l'organisation du Canadien, Patrick Langlois a développé plusieurs relations d'amitié qui lui sont chères, notamment avec l'entraîneur Paulin Bordeleau. Il est fier de faire partie de la grande famille du Tricolore.

« J'ai vu beaucoup de joueurs et d'entraîneurs passer au fil des années. Ce qui est l'fun, c'est que je peux les revoir 10 ou 15 ans plus tard et c'est comme si on ne s'était jamais quittés, assure-t-il. C'est comme une grande famille. On passe plus de temps ensemble qu'avec nos proches. La camaraderie entre les joueurs, les entraîneurs et le personnel, c'est vraiment quelque chose de spécial. »

Même s'ils sont millionnaires et préoccupés par leurs performances sur la patinoire, les joueurs démontrent énormément de respect au personnel de l'organisation qui fait des pieds et des mains pour leur rendre la vie plus facile. C'est pourquoi ils tenaient à souligner d'une façon spéciale la 2000e rencontre de leur collègue la semaine dernière en prenant une photo sur la glace après la victoire de 2-0 à Detroit.

« Ce n'était pas une grosse affaire, mais pour moi, ça voulait dire beaucoup, raconte Langlois avec émotion. Quand le match termine, nous devons habituellement nous dépêcher à retourner au vestiaire pour commencer à emballer les choses afin de partir rapidement. Mais là, les gars m'ont rappelé sur la glace pour que nous puissions prendre une photo. C'était un super geste de leur part!

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