Kim Boutin sur les traces d'Annie Perreault?

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La Sherbrookoise Kim Boutin a pris le deuxième rang au classement cumulatif des Championnats canadiens senior à Montréal à la mi-janvier.

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Pascal Morin

On l'a déjà dit, on le répète : Kim Boutin progresse à vitesse grand V. Tellement que la patineuse de vitesse de 20 ans s'attire les éloges de la triple médaillée olympique Annie Perreault, qui décèle en elle le potentiel de lui succéder sur la scène internationale.

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Annie Perreault

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La jeune athlète sherbrookoise, qui en est à sa première saison sur le circuit de la coupe du monde, a terminé première au 3000 m, deuxième au 1500 m, quatrième au 500 m et cinquième au 1000 m aux Championnats canadiens senior courte piste qui avaient lieu à Montréal il y a une dizaine de jours. Ces performances exceptionnelles lui ont permis de prendre le deuxième rang au classement cumulatif, tout juste derrière la redoutable Marianne St-Gelais, mais devant une autre figure de proue de l'équipe canadienne, Valérie Maltais. Elle prendra donc le départ des épreuves individuelles aux prochains championnats du monde à Moscou.

« En plus d'être une athlète très complète, Kim a une tête sur les épaules. Elle sait qu'il faut qu'elle travaille fort pour avoir du succès, indique Annie Perreault. À son niveau, peu importe le talent qu'une athlète possède, c'est le travail qui distingue les meilleures des autres. Elle en est consciente. »

Celle qui a remporté une médaille d'or au 500 m aux Jeux olympiques de Nagano en 1998 estime que Boutin a tous les atouts pour connaître une carrière prolifique.

« Pour réussir à un haut niveau, c'est primordial d'être bien entourée, par des amis, de la famille, etc. C'est son cas, tout comme ce l'était pour moi, rappelle Perreault. Quand tu es toute seule avec toi-même, c'est plus difficile de persévérer dans le sport. »

S'exiler pour progresser

Après avoir fait ses débuts au Club de patinage de vitesse de Sherbrooke, (CPVS) Kim Boutin a choisi de s'expatrier à Montréal afin d'aller poursuivre sa progression au Centre national courte piste en 2012. Une décision qui lui a souri, affirment Annie Perreault et Karine Proteau, son ancienne entraîneuse.

« À Sherbrooke, même si nous avons le plus gros club au Canada, la mentalité est un peu plus récréative, tandis qu'à Montréal, c'est axé sur la performance. Kim s'épanouit très bien là-bas », indique l'entraîneuse-chef du CPVS, tout en avouant être impressionnée par la rapidité avec laquelle son ancienne protégée s'est hissée parmi les meilleures au pays.

« Kim est allée à Montréal au bon moment dans sa carrière. De mon côté, je ne l'ai pas fait parce que j'avais besoin d'être à l'extérieur de tout ça, soutient Perreault. C'est sûr qu'à Sherbrooke ont peut aller assez loin en tant que patineuses : nous avons les infrastructures et Excellence Sportive... Mais pour le moment, c'est à Montréal que ça se passe si on veut passer au prochain niveau. C'est là que se trouvent les meilleurs athlètes et les meilleurs entraîneurs. »

Autant Perreault que Proteau souhaiteraient voir le CPVS produire davantage de Kim Boutin dans le futur.

« Avec la grosseur du club que nous avons à Sherbrooke, nous serions sans doute capables de produire plus d'athlètes comme Kim, estime Annie Perreault, qui fait partie du Comité de la haute performance courte piste de Patinage de vitesse Canada. Ce n'est cependant pas tous les parents et toutes les familles qui sont prêts à faire les sacrifices et à investir toutes les sommes nécessaires pour arriver à faire un athlète de haut niveau. Et c'est normal. »

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