Deuxième saison avec les Bulldogs de Hamilton

Lebeau rêve à la LNH

À l'instar des joueurs qu'il développe avec les... (Photo Bulldogs de Hamilton)

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À l'instar des joueurs qu'il développe avec les Bulldogs de Hamilton, le Sherbrookois Stéphan Lebeau, à droite, espère obtenir un jour sa chance dans la Ligue nationale de hockey.

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Pascal Morin

Le matin, lorsque son cadran sonne, Stéphan Lebeau se lève avec le sourire en pensant qu'une autre journée bien remplie l'attend chez les Bulldogs de Hamilton. Tout comme les jeunes joueurs qu'il développe avec le club-école du Canadien de Montréal, il rêve cependant lui aussi de faire le saut dans la Ligue nationale. Refaire le saut, devrait-on dire.

«C'est un travail passionnant! lance d'emblée celui qui a amassé 277 points (112 buts et 165 passes) en sept saisons dans la LNH, dont cinq avec le Tricolore. C'est avec plaisir que je me rends à l'aréna chaque matin, même si je suis au boulot 12, voire 14 heures par jour. Travailler dans le monde du hockey professionnel, c'est formidable. Et ce l'est encore davantage dans une organisation aussi exceptionnelle que le Canadien de Montréal!»

Celui qui a la responsabilité des attaquants à Hamilton est conscient de la chance qu'il a de se retrouver derrière le banc d'une équipe professionnelle aux côtés de son ancien coéquipier et bon ami Sylvain Lefebvre. Plusieurs excellents entraîneurs québécois n'auront jamais cette chance.

«Une opportunité comme celle-ci ne passe pas tous les jours et c'est pour ça que je l'ai saisie l'an dernier», avoue l'homme de 46 ans, qui est demeuré dans le monde du hockey après sa retraite comme joueur en 2001. «Je ne peux pas parler pour Sylvain et pour les autres, mais dans la Ligue américaine, l'objectif de tout le monde, joueurs comme entraîneurs, c'est de monter dans la Ligue nationale.»

Pas toujours facile

Même si son emploi le passionne au plus haut point, Lebeau avoue ne pas le trouver toujours évident. Il y a des hauts et des bas, notamment parce que ses proches sont loin de lui. Son épouse Chantale et de leur fils Jeffrey sont en effet demeurés à Sherbrooke, ce qui rend les soupers de famille plutôt rares.

«Ma famille et moi sommes prêts à faire des sacrifices afin que je réalise mon rêve», souligne le Sherbrookois de 46 ans.

Les fameux programmes triples (trois matchs en trois soirs) font partie des «sacrifices» que doivent s'imposer ceux qui aspirent au circuit Bettman. Même les formations juniors ne sont pas confrontées à de telles conditions éreintantes.

«C'est très demandant, particulièrement pour les joueurs parce que ce sont eux qui doivent sauter sur la glace. Mais pour le reste de l'organisation, les entraîneurs, les soigneurs et les préposés à l'équipement, ce n'est pas évidement non plus. Il faut puiser dans nos réserves pour passer au travers, assure Lebeau. Heureusement, nous n'en avons que quatre cette saison, comparativement à neuf l'an dernier.»

Est-il prêt à attendre patiemment son tour dans ces conditions pas toujours faciles avant d'obtenir sa chance dans la LNH ?

«Je ne ferme aucune porte, indique celui dont le contrat viendra à échéance au terme de la présente saison. Nous verrons après où nous en sommes ma famille et moi ainsi que l'organisation du Canadien. C'est difficile de percer dans la LNH comme joueur et sincèrement, je crois que ce l'est peut-être encore plus comme entraîneur. Il y a très peu de postes disponibles et beaucoup de bons candidats.»

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