Déclarations sur la domination du Rouge et Or

«Tout le monde travaille aussi fort» - William Dion

La parité dans le football universitaire continue de faire couler beaucoup... (IMACOM, MAXIME PICARD)

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IMACOM, MAXIME PICARD

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Pascal Morin

La parité dans le football universitaire continue de faire couler beaucoup d'encre cet automne, particulièrement depuis que l'entraîneur-chef du Rouge et Or de l'Université Laval, Glen Constantin, a avoué en avoir marre d'entendre que son équipe est trop forte pour la ligue. Sa déclaration sur l'éthique de travail au sein de certains autres programmes en a fait sursauter plus d'un, dont l'ancien botteur du Vert & Or William Dion.

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L'ancien botteur du Vert & Or William Dion assure qu'on travaille aussi fort à l'Université de Sherbrooke qu'à l'Université Laval afin de présenter une équipe capable de remporter la coupe Vanier.

ARCHIVES LA NOUVELLE

Le détenteur du record pour le plus grand nombre de placements réussis en carrière au pays avec 82 a décidé de prendre le crachoir afin de défendre les organisations qui évoluent dans l'ombre de la puissante machine lavalloise comme le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke. L'ancien numéro 37 n'a pas apprécié lire et entendre dans plusieurs médias que certains ne mettraient peut-être pas les mêmes efforts à l'ouvrage que le Rouge et Or.

«J'entends et je lis beaucoup d'interventions sur le niveau très élevé d'engagement des entraîneurs et des joueurs du Rouge et Or. Je ne remets absolument rien en doute là-dessus, commence-t-il par dire. Mais ce qui me dérange, c'est qu'on dise que cet engagement explique la domination de l'Université Laval.»

«Que 24 heures dans une journée»

Pour avoir lui-même trimé durant cinq saisons (2008 à 2012) afin de permettre au Vert & Or d'arriver au même niveau que la formation de la Vieille Capitale, William Dion assure que le niveau d'effort est aussi élevé dans le 819 ou le 514 que dans le 418.

«Il faudrait demander à l'équipe d'entraîneurs de David Lessard à quoi ressemblent leurs journées. On se rendrait rapidement compte qu'il est difficile d'être plus engagé que ça. Ces gars-là travaillent sans relâche, 16, voire 18 heures par jour. Même chose pour l'équipe de Dany Maciocia à Montréal ou Michey Donavan à Concordia, lance-t-il. Il n'y a que 24 heures dans une journée.»

«Je me rappelle très bien plusieurs joueurs du Rouge et Or qui me traitaient de fou avec nos entraînements à 6 h du matin, chaque jour de la semaine entre janvier et mai, poursuit-il. Tout le monde travaille aussi fort dans cette ligue. Est-ce que certains travaillent mieux ? Peut-être, mais ce n'est pas assez pour expliquer une domination aussi nette de l'Université Laval.»

La clé, le recrutement

Selon l'ancien botteur, le nerf de la guerre au football universitaire réside dans la capacité des organisations à attirer les meilleurs athlètes. À ce chapitre, le Rouge et Or fait évidemment figure de premier de classe. Chaque année, la majorité des recrues les plus convoitées prennent la direction de Québec avec l'espoir de mettre la main sur la coupe Vanier.

«Ils ont réussi à créer un cercle de succès. Les joueurs sont bien encadrés et ils gagnent, ce qui en attire d'autres, explique Dion. Évidemment, l'Université Laval a des moyens que d'autres n'ont pas, ce qui lui permet d'offrir un camp d'entraînement en Floride à ses joueurs tous les printemps. Des choses comme celles-là ont un attrait important.»

Par sa sortie, William Dion souhaite aussi faire prendre conscience aux divers intervenants intéressés par le football universitaire qu'une domination comme celle qui perdure depuis 10 ans au Québec n'est pas bonne pour la santé du sport.

«Les télédiffuseurs ainsi que les partenaires seraient grands gagnants d'une ligue qui retient ses spectateurs jusqu'à la fin de la partie, lance-t-il. Le Rouge et Or a développé un beau modèle et il faut certainement s'en inspirer. Il ne faut pas niveler par le bas. Mais il faut trouver des solutions pour que tous aient de véritables chances de gagner.»

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