Une dernière saison dans les valises

Steve Lebel a disputé trois saisons avec les Saguenéens de Chicoutimi avant... (Imacom Maxime Picard)

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Imacom Maxime Picard

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Steve Lebel a disputé trois saisons avec les Saguenéens de Chicoutimi avant d'être échangé à l'Armada de Blainville-Boisbriand. Après deux rencontres, il déménageait à Baie-Comeau pour finalement s'amener à Sherbrooke 23 parties plus tard. Quatre villes en une année. L'expression vivre dans ses valises prend alors tout son sens.

Depuis plus de quatre ans, le nouvel attaquant du Phoenix de Sherbrooke se trouve loin de sa maison, lui qui est un LeMoynois d'origine.

Même à Chicoutimi, il passait encore plus de temps qu'aujourd'hui dans les autobus, à sillonner les routes du Québec et des Maritimes.

«J'ai été déçu de partir de Chicoutimi. On m'a surpris en fait. Après, on m'a échangé rapidement de l'Armada au Drakkar. Quand on m'a annoncé que j'allais jouer à Sherbrooke avec le Phoenix, j'étais rendu habitué d'être l'objet d'une transaction!» lance-t-il

Le hockeyeur de 20 ans demeure donc bien placé pour savoir si la vie chez le Phoenix, à Sherbrooke, diffère de celle vécue par les joueurs adverses, que ce soit à Baie-Comeau, Chicoutimi, Blainville ou ailleurs.

«Je pense que partout, ça se ressemble. Le coin et le staff sont différents, mais les journées sont presque pareilles. Entraînement le matin pendant près de deux heures, l'école l'après-midi. Mais ici, la philosophie est un peu différente. Il y a plusieurs jeunes. On pense pour l'avenir, mais on souhaite gagner immédiatement!» décrit le numéro 17.

Steve Lebel admet toutefois qu'on ne peut comparer son rythme de vie avec celui de ses amis du même âge :

«Je ne connais personne qui a habité quatre villes en si peu de temps. Mes chums ont des emplois stables, comme dans le domaine de l'immobilier. Moi, je suis moins avancé professionnellement parlant. Et je ne suis même pas encore à l'université. Je prévois y faire mon entrée l'an prochain.»

Chose sûre, il croit que le hockey a fait de lui une meilleure personne.

«J'ai appris la discipline, le respect, le travail d'équipe et l'importance de l'effort. C'est pour ça que je souhaite rester dans le domaine du sport. J'espère jouer l'an prochain pour un club universitaire et je dois maintenant trouver mon domaine d'études. Présentement, je me concentre surtout sur la fin de la saison, ma dernière malheureusement», rappelle-t-il.

Savourer chaque moment

Avant de terminer son séjour chez les juniors, Steve Lebel a encore devant lui quelques matchs de saison et peut-être même une dernière participation en séries.

Son rôle devient alors encore plus important. Il doit exercer ses qualités de leader.

«Il y a beaucoup de joueurs de 16 ou 17 ans dans l'équipe et le rôle des vétérans dans ce cas, c'est surtout de donner l'exemple. On peut leur montrer des trucs et les encourager de la bonne façon, pour ainsi bien les préparer pour l'avenir. Pour dire toute la vérité, j'adore mon rôle!»

Celui qui souhaite une meilleure production offensive de sa part durant la deuxième moitié de saison avoue qu'il éprouve beaucoup de tristesse à l'idée de devoir mettre un terme à sa carrière junior.

«J'y pense pas mal, mais je dois surtout profiter de chaque moment. Avec le Phoenix, je me considère choyé. On compte sur moi et je souhaite maintenant produire davantage!»

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