COMMENTAIRE

Mon deuil est fait

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Le pire est passé. J'ai fait mon deuil. En réalité, je m'y préparais depuis le milieu de l'été. Je guettais au loin ce lock-out qui semblait vouloir se pointer le bout du nez.

M'inscrire au traditionnel pool entre amis et collègues? Non merci, pas question. Et à quoi bon? De toute façon, il n'y aura pas de vraie saison de hockey cette année.

Ne me demandez pas où est mon chandail du Canadien. Ou mon masque de lutte des grandes occasions, aux couleurs de la Sainte-Flanelle. Je n'en ai aucune idée.

Les premiers jours ont été plus difficiles. J'étais en sevrage. Mais enfin, la cure est terminée.

Je dois évidemment opter pour les bons remèdes afin d'oublier cette consommation du passé peut-être un peu trop excessive.

Mettre ma vie sur pause, trois soirs par semaine et huit mois par année, était devenu une habitude depuis l'âge de neuf ans.

Vingt ans plus tard, comme plusieurs autres maniaques de hockey, je dois apprendre à vivre différemment.

Je ne consulte pas les mêmes rubriques sur un certain site web de sports, qui a probablement vu son nombre de visiteurs chuter considérablement.

Je me refuse même aux parties de hockey d'antan diffusées à la télé. Vous voulez me priver de hockey professionnel, assumez maintenant. Mais svp, laissez également tomber les compétitions de maîtres canins sur votre réseau. D'ailleurs, regrettez-vous d'avoir ajouté l'an dernier une deuxième chaîne portant le même nom? Si au moins on présentait de vrais sports qui gagnent à être connus...

Car si j'ai toujours entretenu une passion ultime pour presque tous les sports, parfois, je devais en délaisser quelques-uns au profit d'un autre. Toujours le même. Principalement les mardis, jeudis et samedis en soirée, de 18 h 30 à 22 h...

Depuis la fin des dernières séries éliminatoires, je partage le même salon que ma copine, qui se réjouit d'ailleurs du lock-out. Mais pas trop quand même. Pas devant moi. Ma santé est fragile, encore.

Dans le fond, ce n'est pas si pire que ça. Je m'intéresse au Phoenix, aux Cougars, au Momo Sports/Powertek et bien plus encore.

Je tente de suivre davantage le football, le soccer, le basket et les sports amateurs. Je me surprends même à oublier ce foutu lock-out à l'occasion.

Je me dis que si j'y parviens, je ne dois pas être le seul.

Je tente de me convaincre en me disant que ce n'est pas parce que le sport professionnel tousse que je dois être malade.

Ils peuvent bien se chicaner jusqu'au mois de mai s'ils le veulent. Je l'ai dit, mon deuil est fait.

Mais si jamais il vous prend l'envie de vous entendre enfin, il se peut que je rechute.

Par contre, ne vous surprenez pas de me voir sur les lignes des différents terrains sportifs ou dans les arénas de la région lors d'un soir de match du CH. Ou encore à la maison, la télé fermée.

J'ai appris à vivre sans le hockey professionnel. À apprécier encore davantage d'autres sphères d'activité.

Car après tout, comme a déjà dit Stéphane Richer: «Dans la vie, il n'y a pas juste le hockey!»

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