Le Saint-François : pas si mort que ça

Patrick Groleau fait partie des nombreux anciens membres... (Imacom, Maxime Picard)

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Patrick Groleau fait partie des nombreux anciens membres du Saint-François de Sherbrooke qui se sont greffés au Momo Sports/Powertek dans le circuit senior AA.

Imacom, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Le Saint-François de Sherbrooke, mort et enterré? Peut-être. Mais en regardant l'alignement du Momo Sports/Powertek, on remarque que de nombreux anciens membres ont joint les rangs de la formation senior AA de Sherbrooke lors des deux dernières années. Assez pour qu'il y ait un petit air de déjà-vu.

Champion des pointeurs pour le Saint-François durant la saison 2003-2004 grâce à ses 67 points en 48 matchs, Patrick Groleau a réalisé un retour au jeu cette année avec le Momo Sports/Powertek.

La présence d'anciens joueurs des Saints n'est certainement pas étrangère à la venue du vétéran de 36 ans.

«C'est vrai que près de la moitié de l'équipe est composée d'ex-membres du Saint-François, mais je ne les ai pas tous connus. Par contre j'ai joué longtemps avec des joueurs comme Steeve Vandal et Simon Robidas. Le fait de rejouer avec eux me rappelle de bons souvenirs. J'ai aussi évolué un peu avec Michaël Cabana et Jean-François Saint-Laurent. Je suis le doyen de l'équipe à 36 ans et je trouvais ça le fun de retrouver des gars avec qui j'ai joué dans le passé!»

Outre Vandal, Robidas, Cabana, Groleau et Saint-Laurent, deux autres hockeyeurs du Momo Sports/Powertek ont porté les couleurs du Saint-François : Louis-Simon Allaire et Christophe Jutras, qui ont disputé quelques parties seulement dans la LNAH.

«Le but, ce n'était pas de tous se retrouver ici. Mais l'organisation est à Sherbrooke et ces gars-là habitent encore en région. Donc nécessairement, on joue ensemble!» explique Groleau.

Mais pourquoi tourner le dos à la Ligue nord-américaine de hockey afin de disputer une partie par semaine uniquement, et ce, dans une ligue de niveau inférieur comme le senior AA?

«C'est un circuit moins exigeant et je voulais continuer à jouer au hockey encore un peu. Avec l'ouvrage, les enfants et tout, je recherchais ça : un bon calibre de jeu, du hockey compétitif, mais pas trop demandant. C'est tout ça que le directeur général Steve Grimard me proposait et j'ai accepté!» informe l'attaquant.

Ligue pour étudiants, parents et travailleurs

Aux yeux de Patrick Groleau, il est parfois difficile de parcourir tout le Québec au sein d'une équipe de la LNAH quand un joueur occupe un emploi ou étudie à temps plein. Et ce, sans parler de la petite famille qui l'attend chaque soir à la maison.

«Il y a des gars qui étudient à l'université et d'autres qui travaillent chaque jour. Dans mon cas, c'est le travail et la famille qui m'occupent pas mal. Et la Ligue de hockey senior des Cantons-de-l'Est, c'est l'idéal pour nous!»

En fait, on retrouve des joueurs de différentes tranches d'âge et provenant de plusieurs circuits importants de l'Amérique du Nord.

Certains proviennent de la NCAA, d'autres de la Ligue de hockey junior majeur du Québec ou bien encore du réseau universitaire canadien ou du junior AAA.

Pensons notamment au Sherbrookois Samuel Collard qui a disputé une saison chez l'Océanic de Rimouski en 2007-2008, peu avant son passage dans le junior AAA à Granby.

«Je suis originaire de Sherbrooke et après le junior, j'avais le choix de jouer universitaire en tentant ma chance dans des camps à Montréal ou Ottawa, mais j'ai finalement préféré venir étudier chez moi à Sherbrooke en éducation physique, ce qui a fait en sorte que j'ai arrêté de jouer au hockey pendant deux ans.»

«Ce n'est pas une ligue violente»

En n'ayant qu'un seul match par semaine à disputer avec le Momo Sports/Powertek, Samuel Collard trouve le temps d'étudier et de donner un coup de main à d'autres équipes en tant qu'entraîneur.

«Durant ma pause, je me suis tenu occupé en coachant un peu avec les Harfangs et en m'impliquant auprès d'une école de hockey. Aujourd'hui, je suis entraîneur adjoint chez les Cougars au hockey féminin», précise-t-il.

Et même si plusieurs proviennent du Saint-François, Samuel Collard ne croit pas que l'étiquette péjorative du hockey senior s'applique au circuit AA des Cantons-de-l'Est.

«Quand on pense hockey senior, on pense fier-à-bras. Mais ce n'est pas une ligue violente. Oui, il y a des bagarres, mais on retrouve principalement de bons joueurs. À défaut d'avoir une équipe universitaire à Sherbrooke, plusieurs étudiants se retrouvent ici, au sein d'un excellent calibre qui se compare au circuit division 2 en France par exemple», souligne le joueur de 23 ans.

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