Autrefois, Mathieu Tousignant n'hésitait pas à recommencer l'entrainement quelques jours après le dernier match de la saison ou des séries.
Avec le temps, le Sherbrookois a compris que le repos demeurait tout aussi important que l'entraînement.
«Les athlètes ont parfois tendance à vouloir renouer avec l'entraînement trop rapidement, dit-il. Dans mon cas, je m'offrais une seule semaine de reconditionnement avant de débuter ma préparation estivale. Désormais, j'arrête presque tout pendant trois semaines. Je ne fais que du cardio pendant cette période. C'est important de se donner un peu de répit et de penser à autre chose. Sinon, on pense hockey 365 jours par année».
Une semaine typique
Une fois la pause terminée, Mathieu Tousignant met les bouchées doubles dans le but de ne pas perdre la forme et d'améliorer ses aptitudes physiques.
«Présentement, je m'entraîne au gym trois fois par semaine, environ 1 h 30 chaque fois. Je fais beaucoup de musculation et d'exercices de jambes. Mon physiothérapeute fait un travail fantastique avec moi et bientôt, je pourrai revenir sur la glace. D'ici là, je repose mes muscles qui travaillent lorsque je patine. J'entraîne plutôt ceux qui appuient ces muscles-là. Ceux qui travaillent moins durant la saison.»
Ces temps-ci, les semaines se ressemblent pour Mathieu Tousignant. Les lundis, il se rend au gym Adrénaline Performances afin d'améliorer son explosion, sa force, son cardio et son endurance avec Lisandro Araneda, son entraîneur privé.
Les mardis, il s'adonne à une heure de cardio et 45 minutes d'étirements.
«Les athlètes négligent parfois les étirements. Mais ceux-ci nous permettent d'éviter les blessures en saison, puisqu'ils nous rendent plus flexibles», rappelle Tousignant.
Les mercredis, le fougueux attaquant est de retour en gymnase. Les jeudis, il répète habituellement sa journée de mardi et le vendredi, il travaille son agilité. Samedi, pas question de prendre du repos: les appareils de musculation l'attendent plus souvent qu'autrement. Encore là, tous les muscles sont mis à contribution. Surtout les jambes. Sinon, il en profite pour courir
«Mais les dimanches, je prends congé!»
Si ce n'était pas de sa blessure à l'épaule, Mathieu Tousignant vivrait ce rituel d'entraînement une fois aux deux semaines, puisqu'une semaine sur deux, il se dirigerait vers Boston pour y effectuer des entraînements sur glace bien spécifiques.
«En juillet, j'améliore ma force, ma puissance et ma vitesse. En août, je vois plus de glace. En septembre, je me retrouve à l'aréna à presque tous les jours, puisque les camps recommenceront bientôt. C'est alors le temps de se donner à fond!»
L'alimentation
Qui dit entraînement dit aussi saine alimentation. Et pour un hockeyeur professionnel, pas question d'avaler n'importe quoi.
«Il faut faire bien attention avec tout ce qui s'appelle suppléments alimentaires, pour ne pas faire d'erreurs. Dans mon cas, je prends uniquement des boissons protéinées durant les entraînements.»
Rencontré à la fin d'une séance chez Adrénaline Performances, Mathieu Tousignant n'hésite pas à nous révéler ce qu'il consomme avant et après un entraînement au gym.
«Tantôt, j'ai mangé un morceau de chocolat à 85 % de cacao et j'ai pris un gruau. Une fois à la maison, je me ferai un steak de bison, qui est une viande très maigre et riche en protéines. Je prendrai aussi un thé vert, excellent pour la santé, un peu de fromage cottage faible en gras et ce, avec un grand verre d'eau!»
Évidemment, Mathieu Tousignant souhaite voir tous ces efforts rapporter lorsque la saison recommencera.
«Il faut s'offrir les meilleures chances de pouvoir devenir meilleur et toujours s'entraîner afin de perfectionner nos habiletés. Même Wayne Gretzky, à la fin de sa carrière, avouait qu'à chaque séance d'entraînement, il essayait encore de s'améliorer. Ça veut tout dire!»