Il ne suffisait pour lui que de jeter un regard vers le décor du Colisée Pepsi et du repêchage 2012 pour être convaincu qu'il avait fait le bon choix en optant pour la LHJMQ.
Les Remparts de Québec ont fait les choses en grand en organisant les assises de la LHJMQ et il va sans dire que pendant un instant, Daniel Audette avait l'impression de se retrouver déjà dans la LNH : jeu de lumières, vidéos sur écrans géants, tableau électronique utilisé pour la première fois afin de montrer le classement des joueurs repêchés, etc. De quoi battre les cinq derniers repêchages de la LNH, selon plusieurs experts.
Et c'est sur l'air du refrain de la chanson We are Young du groupe Fun que la vedette de la journée s'est rendue sur scène afin d'enfiler l'uniforme du Phoenix, tout juste après avoir serré la main des dirigeants du club. Le jour J était enfin arrivé.
Retour sur terre
Une fois les formulaires scolaires remplis, la photo officielle prise, les interviews aux médias donnés et l'équipement de marque Reebok essayé, Audette pouvait enfin profiter du moment.
«C'est vraiment le plus beau jour de ma vie. Ma famille est ici, mes amis aussi et plusieurs coéquipiers également. Je suis très heureux. Le Phoenix est une belle organisation. Il y a de bons hommes de hockey ici et ç'a pesé lourd dans la balance lorsqu'est venu le temps de prendre ma décision. Quand je regarde le sérieux avec lequel les Remparts ont organisé le repêchage, on se sent comme dans la LNH aujourd'hui. C'est tellement bien organisé!»
Bientôt, Audette devra prouver aux dirigeants qu'ils ont effectué le bon choix en le sélectionnant. Croit-il avoir plus de pression à gérer étant donné le rang auquel il a été repêché?
«Non, ça ne m'inquiète pas. Puis je ne veux pas m'enfler la tête avec ce premier choix. Je ne suis pas plus important qu'un autre. Tout le monde arrivera sur le même pied d'égalité au camp. Je vais m'entraîner fort, arriver prêt. Et je ne crois pas que le fait d'être repêché par une équipe d'expansion fera en sorte que je vais obtenir plus de temps de glace. Je dois faire mes preuves. J'étais prêt à jouer n'importe où. Du hockey, c'est du hockey! Peu importe ça se passe où! Et Sherbrooke, c'est une belle ville de hockey.»
Sa petite stature ne l'inquiète pas, tout comme son jeune âge. Mesurant 5'7 et pesant 166 livres, Audette sera l'un des petits et plus jeunes joueurs du circuit l'an prochain. Déjà, les entraîneurs croient qu'il sera entouré de joueurs imposants, question de le protéger.
«Il possède assez de talent pour devenir un rouage important dès le début, admet l'entraîneur Judes Vallée. Il a beaucoup de caractère, un bon punch offensif et il pourra jouer sur les deux premières lignes. C'est sa place. Une adaptation sera nécessaire. Jouer contre des gars de 20 ans quand t'as 16 ans, ce ne sera pas facile. Mais il y arrivera, je suis convaincu.»
«Je ne suis pas gros, je ne suis pas grand non plus. Je vais devoir prendre plus de masse et poursuivre ma progression en m'entraînant fort. Je veux devenir un meilleur joueur pour ainsi atteindre la LNH un jour. C'est ça que je vise, mais j'y vais une étape à la fois!»
Et pour l'aider à atteindre son but, il pourra compter sur des joueurs qui ont goûté à la LNH. Comme Stéphane Robidas et Jocelyn Thibault.
Il paraitrait d'ailleurs que sa famille d'accueil sera celle du copropriétaire Jocelyn Thibault.
«Jocelyn a déjà joué dans la Ligue nationale. Il connait son hockey. Ça va être comme chez mon père. Ce sera aussi strict je pense!» croit-il.