Jean-Gabriel poursuit le chemin de la famille Ferragne

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Jean-Gabriel  Ferragne

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Jérôme Gaudreau

Jérôme Gaudreau

Au Québec, le nom de famille Ferragne rime avec le mot athlétisme. Si le père de Jean-Gabriel lui a donné la piqûre de ce sport, l'athlète du Vert & Or de l'Université de Sherbrooke doit plutôt son inspiration au cousin de son père, Claude, un athlète olympique. Et peu à peu, Jean-Gabriel redonne encore plus de lustre à la réputation familiale.

Jean-Gabriel Ferragne croyait au départ s'investir totalement dans le football, lui qui avait dû abandonner l'athlétisme puisque son collège, celui de Notre-Dame de Foy, n'offrait pas cette discipline.

D'abord quart-arrière puis receveur, Ferragne a cependant lâché le football à la suite de la dernière saison.

«J'étudiais pour devenir enseignant en éducation physique, mais j'ai aussi en poche un diplôme d'études postsecondaires en sécurité incendie. Puisque je suis pompier temporaire à la Ville de Sherbrooke et que cet emploi devrait occuper une bonne partie de mon été et de mon automne, j'ai dû quitter le foot et me concentrer sur le saut en hauteur.»

Le jeune homme de Québec demeure encore bien loin des exploits du cousin de son père. Ce dernier a participé aux Jeux olympiques de Montréal en 1976 et a terminé au 12e rang grâce à un saut de 2,14 m. Le meilleur bond de Jean-Gabriel? 1,98 m.

Ce dernier poursuit par contre sa progression fulgurante. Au rendez-vous Vert & Or Invitation tenu au milieu du mois de janvier, Jean-Gabriel Ferragne est monté sur la plus haute marche du podium grâce à son meilleur saut à vie.

Il s'est ainsi approché du standard de participation au championnat du Sport interuniversitaire canadien fixé à 2,01 m.

Par la suite, à l'occasion du Team Challenge de l'Université McGill, il a remporté l'argent au saut en hauteur grâce à un bond de 1,93 m à la fin du mois de janvier. Il a également obtenu le deuxième rang au saut en longueur et au 300 m.

«Je m'améliore sans cesse et mon objectif est de conserver l'un des 12 meilleurs sauts au Canada. Présentement, je possède le quatrième meilleur résultat. Si j'atteins ce but, ou si j'obtiens le standard canadien, j'aurai une place garantie aux championnats nationaux d'athlétisme universitaire au début du mois de mars», précise l'athlète, qui peut terminer l'année au premier rang du Québec, ce qui lui vaudra aussi un laissez-passer.

D'ici les provinciaux, Ferragne n'aura qu'une idée en tête: continuer de s'entraîner comme un forcené, c'est-à-dire de quatre à cinq fois par semaine. Sur la piste et dans la salle de musculation.

À la conquête de ses rêves

Décidément, Jean-Gabriel Ferragne est voué à un bel avenir. Même s'il peut se lancer dans une carrière de pompier, il souhaite tout de même terminer son baccalauréat.

«C'est important à mes yeux d'achever ce que j'ai débuté. Je veux aussi m'investir au saut à la perche. Après mes études, je ne pense pas tout abandonner. Il existe des jeux pour les pompiers et policiers et j'espère continuer de faire ma marque dans ma discipline. Plus tard, je resterai actif. J'adore la natation et aussi le saut en longueur, mais pour l'instant, je me concentre sur la hauteur.»

Ferragne ne rêve donc pas nécessairement aux Jeux olympiques. Chose certaine, c'est qu'il peut déjà être fier d'avoir ajouté quelques médailles au tableau déjà bien garni de la famille Ferragne.

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