Une fièvre des séries drôlement forte

Depuis la conquête de la coupe Stanley par le Canadien de Montréal en 1986,... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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Imacom, Jocelyn Riendeau

Pierre Turgeon
Pierre Turgeon
La Tribune

(Sherbrooke) Depuis la conquête de la coupe Stanley par le Canadien de Montréal en 1986, bien des choses ont changé. La fièvre des séries ne se vit plus de la même façon, note Jean Perron, ancien entraîneur du Canadien et encore aujourd'hui un analyste bien informé de la chose au Québec.

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Jean Perron

Archives, La Presse, André Pichette

À son arrivée à la barre du Canadien en 1986, Jean Perron a eu la chance de vivre de l'intérieur toute la fébrilité et l'atmosphère qui entourent la conquête de la coupe Stanley. «C'était différent parce que la foule au Forum était beaucoup plus adulte et plus calme» que celle qui envahit le Centre Bell ces jours-ci. «C'était une foule de connaisseurs, se rappelle Perron. La gang a bien changé. Se présenter au Centre Bell pour un match du Canadien c'est devenu in. C'est beaucoup plus jeune et la foule crie et exprime son enthousiasme. Personnellement, je n'ai jamais vu cela nulle part ailleurs.»

Perron cite en exemple le sixième match de la série Montréal-Pittsburgh auquel il a assisté en compagnie d'un de ses anciens joueurs, le Drummondvillois Serge Boisvert. «J'essayais de parler à Beaver et on ne s'entendait pas dans cette foule. On a évalué à 135 le nombre de décibels dans le Centre Bell ce soir-là. Je me suis informé, 135 décibels c'est comme se tenir à côté d'un train qui siffle ou à proximité d'un avion à réaction.»

Pour cet ancien étudiant de l'Université de Sherbrooke, tout l'enthousiasme qui entoure le Canadien ce printemps vient d'une foule jeune, mais également d'une foule qui a hâte que la coupe Stanley revienne à Montréal.

Les choses ont aussi changé dans la façon de gérer l'équipe en séries éliminatoires. «En 1986, il y avait un fin renard à la tête de l'équipe qui s'appelait Serge Savard. C'était important de garder l'équipe en retraite fermée. On gardait l'équipe à Alcatras (un hôtel sur l'Île Charron) et on faisait tout pour éliminer les foules autour de l'équipe. On vivait en cocon parce que c'était important de garder tout le monde concentré. Les temps ont changé. Aujourd'hui, les partisans peuvent toucher les joueurs et l'équipe n'a jamais été aussi proche de ses partisans.»

Il donne en exemple la présence de tous ces amateurs qui se sont entassés au centre d'entraînement de l'équipe la semaine dernière. «C'était plein et on était un jour de semaine! Ils ne travaillent pas ces gens-là? Moi, comme entraîneur, j'aurais eu de la misère à vivre avec cela», reconnaît Perron qui, pendant les séries de 2010, collabore avec six stations radiophoniques du Québec.

«Dans les séries, tu veux gagner. Pour y arriver, tu as besoin de rester concentré, d'avoir la paix, d'être ensemble et de bien manger. Guy Lafleur rappelait il y a quelque temps comment l'esprit d'équipe devevait fort pendant les séries: Parce que les gars n'avaient pas le choix, ils devaient se parler.»

La fièvre des séries > Un cahier spécial à lire dans La Tribune de samedi

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