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Camelia Handfield. Écrit des phrases avec des pronoms... (SPECTRE MÉDIA)

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Camelia Handfield. Écrit des phrases avec des pronoms relatifs.

SPECTRE MÉDIA

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Camélia Handfield

Les temps gris se font durs pour plusieurs, mais lesdits temps sont aussi de réjouissances alors que je me réjouisse : fa, la, la, la, la. Sincèrement. La, la, la, la.

Je vais vous dire, avant de me renseigner sur le journalisme, c'est-à-dire après avoir commencé à écrire dans les pages que vous tenez dans l'instant présent, j'ignorais vaguement que l'écriture journalistique privilégie les courtes phrases et évite l'usage des deux-points, des points-virgules, des parenthèses, des tirets et des propositions introduites par les pronoms relatifs. Vous remarquerez que j'affectionne particulièrement les phrases à référents et les marques de ponctuation nommées ci-haut, n'en déplaise aux détracteurs de points-virgules. (Oui, il y en a. J'en connais.)

En plus, je déconstruis les locutions, qui, je l'ai appris dans un cours de linguistique, ne portent leur sens que lorsqu'elles gardent leur forme figée - et ne peuvent se décliner sous tous les tons. On erre comme une âme en peine, impossible d'errer comme une âme plaisante. Mais moi, je trouve ça le fun, vaquer l'âme en allégresse, alors je ne me gêne pas. En plein article rigoureux, imaginez. Rébellion façon candide nerd.

Je vais surtout vous dire, jamais personne au journal ne s'est plaint (ouvertement) de ces fantaisies formelles. Et jamais la rédactrice en chef adjointe qui vit dans mon coeur n'a censuré le contenu de mes textes, non plus.

La liberté, c'est constructif. La liberté permet l'exploration et l'atteinte de la profondeur - ou sa tentative. Qui elles-mêmes étoffent l'estime de soi.

Donc, je m'en souhaite beaucoup pour l'avenir, de la liberté; j'en souhaite, en fait, à tout le monde. Pas la liberté comme dans le free for all, pas comme dans « je vais mettre mon cochon d'Inde dans la sécheuse si je veux. » Les cochons d'Inde méritent le respect, ils n'ont jamais rien fait à personne, ça n'aurait rien de créatif de les soumettre à la violence.

Chacun a ses obligations et ses responsabilités, se lever le matin à coup de cafés, faire la lessive des taches. Je ne pense pas à une liberté qui implique de foutre le bordel dans l'ordre obligé des jours, de mettre le samedi au milieu de la semaine. La liberté à laquelle je pense, pour employer des mots de thérapeute, c'est la possibilité d'affirmation de soi. Il faut la prendre.

S'affirmer comme dans se défaire des conditionnements familiaux et sociaux. Ne pas faire ce qui est attendu de soi, faire ce qu'on est, sans souci de plaire. Et s'entourer de gens qui aiment voir ça.

Comme on se sent bien, quand on se laisse respirer avec cette amplitude. C'est ça, que je souhaite, à moi-même et aux autres (parce que je suis une gentille personne). De se sentir bien, maintenant et pour la suite des choses.

Camélia Handfield

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