Moins de gens dans les salles de spectacle?

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Une solution pour contrer la baisse d'achalandage dans les salles de spectacle : stimuler et renouveler le public. Au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke, des initiatives permettent aux étudiants de bénéficier de rabais sur les diverses représentations. Sur la photo, le directeur général de l'endroit, Mario Trépanier.

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L'incendie de La Petite Boite Noire survient alors qu'il semble de plus en plus difficile pour les diffuseurs, grands ou petits, d'attirer le public. État des lieux de l'affluence dans les salles de spectacle de Sherbrooke.

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La multiplication des possibilités de divertissement explique en partie la désertion des salles de spectacle. «Même moi je suis de ceux qui passent beaucoup plus de temps maintenant à regarder des séries télé», avoue Alain de Lafontaine, directeur général et artistique du Théâtre Granada.

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L'exemple qu'offre Mario Trépanier, directeur général du Centre culturel de l'Université de Sherbrooke, lorsqu'on lui demande s'il observe chez lui une baisse d'affluence, ne pourrait être plus parlant. « S'il y une baisse? Ça dépend de quel spectacle il est question. Ginette Reno, ce n'est pas ce qui a été le plus difficile à vendre. »

Comprendre : tout ce que se situe en deçà de notre Ginette nationale en termes de popularité et de notoriété - c'est-à-dire presque tout - ne garantit pas de rameuter des spectateurs. « L'époque où les gens faisaient la file au guichet le jour de la mise en vente est révolue. »

Le grand manitou de la salle de l'Université de Sherbrooke invoque une accumulation de facteurs, dont un contexte économique gris ainsi qu'une multiplication des possibilités de divertissement, les services de télé sur demande comme Netflix en tête de liste. « Même moi, je suis de ceux qui passent beaucoup plus de temps maintenant à regarder des séries télé », avoue pour sa part Alain de Lafontaine, directeur général et artistique du Théâtre Granada.

Celui qui élabore également la programmation du Sherblues & Folk et des Concerts de la Cité note une plus grande volatilité chez le public, des engouements moins facilement prévisibles. L'univers de la musique s'est au cours des dernières années atomisé en une série de niches plus ou moins grandes et il n'a jamais été aussi facile pour un mélomane de chérir un artiste évoluant en marge des médias de masse, ce qui réduit considérablement le nombre de grandes figures populaires autour desquelles tout le monde se rallie, comme c'était le cas dans les années 80 et 90.

« City and Colour [projet folk de l'Ontarien Dallas Green], je le connaissais à peine avant de le programmer, signale de Lafontaine à titre d'exemple. On a finalement vendu 800 billets pour son spectacle en décembre. J'étais étonné. En temps normal, 200, 300 billets, c'est bon pour de la chanson. »

Des habitudes à créer chez les jeunes

La solution pour contrer cette désaffection : stimuler et renouveler le public. Un travail qui passe au Granada par la programmation d'artistes émergents qu'il invite au Boquébière et qu'il invitait à La Petite Boite Noire, des figures montantes qui gradueront dans certains cas sur la grande scène du théâtre.

Au Centre culturel, des initiatives permettant aux étudiants de bénéficier de rabais comme les Mordus du théâtre, la Carte Blanche et la série Arrière cours s'inscrivent dans une tentative de créer chez la jeunesse l'habitude de se rendre en salle. Mario Trépanier et son équipe dépoussiéraient récemment la petite salle du sous-sol du Centre culturel où ils comptent inviter des artistes en début de carrière.

D'autres signes permettent de croire que l'enthousiasme pour le spectacle vivant se porte bien. À l'extrémité gauche du spectre, le pilier de la scène metal Martin Bolduc fondait récemment sur Galt Ouest Le Murdoch, une salle tous âges. Le restaurant OMG Burger tente tous les jeudis d'appâter les gourmands avec des spectacles gratuits, mettant en vedette des artistes de renom. Marc Déry y était le 15 janvier.

La question qui tue, mais qu'il faut bien poser : y a-t-il trop de spectacles à Sherbrooke? Mario Trépanier : « On peut se demander si compte tenu du bassin de population, du niveau de richesse et de notre proximité avec Montréal, il n'y a pas une suroffre. Mais je préfère penser que plus il y a de spectacles, plus les gens sortent. »

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