À la rencontre d'Isabelle Renaud

Isabelle Renaud... (Imacom, Jessica Garneau)

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Isabelle Renaud

Imacom, Jessica Garneau

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Face à l'immensité d'une structure aussi massive que peut l'être un pont, Isabelle Renaud se sent inspirée. À travers le dialogue, voire le contraste qu'elle observe entre ces mastodontes architecturaux et l'eau, l'artiste fait entrer le spectateur dans un univers onirique. De véritables Palais des rivières présentés au Centre culturel Pierre-Gobeil et qui témoignent de l'empreinte de l'homme dans son espace.

Que ce soit dans sa démarche, dans ses médiums de prédilection ou à travers ses sujets choisis, Isabelle Renaud mise sur le croisement. À preuve, avec Palais des rivières II, sa quatrième exposition solo, elle insiste sur la rencontre entre l'homme et l'architecture, de même que sur le mariage entre la peinture et la photographie pour offrir sa propre vision du monde.

Et c'est en se plaçant littéralement sous les ponts Jacques-Cartier, Joffre et Montcalm, des endroits relativement faciles d'accès à Sherbrooke, qu'elle a établi la force du rapport entre l'homme et son environnement. «J'admire l'immensité de la structure qui est en avant de moi pour redonner au spectateur la vision que j'ai du monde. J'aime aussi que le spectateur redécouvre ce qu'il a déjà vu», indique-t-elle en pointant quelques-unes des manipulations de l'image qui ont menées aux oeuvres finales.

C'est que chacune des composantes de l'installation présentent une multitude de techniques de traitement de l'image. «On est dans la photo, dans la peinture et dans le dessin. J'ai réuni deux solitudes, deux techniques pour n'en faire qu'une. Pourquoi? Parce que le mariage des deux me permet de créer un troisième univers. C'est toute mon imagination qui entre en ligne de compte», explique celle qui part d'une photographie qu'elle retravaille et superpose d'autres images avant d'y ajouter une touche avec son pinceau ou ses crayons. «Je ne me considère pas comme une photographe, je suis une artiste en arts visuels, tout simplement.»

De la mécanique

À la base de sa démarche, Isabelle Renaud a bien construit de forts piliers. «Mon sujet de prédilection est la mécanique architecturale et humaine. Faire de ces deux thèmes le point central autour duquel gravite mon travail de création, provient d'un désir de dépasser les limites de mon corps et de mon environnement», souligne celle qui doit conjuguer au quotidien avec une mobilité restreinte.

Ce n'est donc pas un hasard si aux côtés des trois grandes toiles de l'installation se retrouve Pas de 2, une oeuvre où se superposent des photos et même une radiographie retouchée au crayon aquarelle construite en huit parties mises sous plexiglass avec vis et écrous. «C'est là toute l'inspiration de ce que je fais, dit-elle en accordant davantage d'importance à l'eau qui, en tant que matière vitale, lui a permis de se réhabiliter.

Et comme pour venir faire un contraste entre la structure massive de l'architecture des ponts, les autres oeuvres inspirées de Sherbrooke -- un véritable terrain de jeu pour l'artiste -- représentent l'eau et la nature. «Je dis souvent que ce sont les grands espaces et les grandes structures en toute liberté», lance celle qui aura, dans les prochains mois, la chance de faire voir encore plus son travail puisque sa candidature a été retenue par le Salon international du design intérieur de Montréal. Elle exposera ensuite à la Galerie Double V de Valcourt au mois de juin prochain. Pour plus d'information : www.isabellerenaud.ca.

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