Reflets sur la ville

Francisca Gagnon... (Imacom Jessica Garneau)

Agrandir

Francisca Gagnon

Imacom Jessica Garneau

Partager

Dans Les chercheurs d'aube, Francisca Gagnon a créé une ville où vivent et interagissent des personnages vivant bien souvent en marge de la société. Inspirée par Vancouver, une ville où elle a habité l'espace d'une session, la voici de retour avec un tout premier recueil de courtes nouvelles qui comme des miroirs se répondent les unes aux autres.

C'est lors d'un séjour à Vancouver que Francisca Gangnon a eu l'idée de créer de toutes pièces une ville imaginaire. «La ville m'inspirait grandement. C'est une ville faite en hauteur avec des murs de verre teintés de couleur, des tours d'habitation, mais on dirait vraiment une ville miroir. On se voit partout et la ville se reflète partout. La première fois que j'ai pris le Skytrain j'ai réalisé que c'était une ville comme celle-là que je voulais créer», souligne-t-elle d'emblée.

Imaginée alors qu'elle était en pleine rédaction de son mémoire de maîtrise en création littéraire, celle qui est aujourd'hui chargée de cours en création littéraire à la faculté d'Éducation de l'Université de Sherbrooke pour les futurs enseignants en français langue seconde et professeur au microprogramme de français langue seconde, a donc décidé d'approcher les éditeurs avec son projet.

«Je me suis dit: ça donnera bien ce que ça donnera», lance-t-elle. Le fil conducteur du recueil Les chercheurs d'aube reste la ville. De fait, autant est-elle faite en miroir, autant la structure des nouvelles du recueil se répond, se reflète. «Il y a une dynamique de mise en recueil, mais à la base, je me suis fait un plan de la ville avec deux quartiers, le quartier des miroirs et le quartier de l'ancienne ville avec des murs de brique. Ça, je trouve que c'est présent dans toutes les villes. Je l'ai fait dans l'espoir que tout ça soit crédible.»

C'est donc dans l'onirisme qu'elle a décidé d'inscrire ses courtes histoires. «Ce qui est le plus réaliste là-dedans, c'est le comportement humain.» Quant au rapport au temps, il n'existe pas et c'était voulu ainsi. «C'était pour souligner le fait que de tous les temps, il y a eu des marginaux», indique-t-elle.

Ici, les comportements humains réalistes riment aussi avec vices. «J'aime souligner ces traits de caractère parce que je trouve que bien souvent, on n'en parle pas assez et souvent, on a même des préjugés. Moi, je n'ai pas cette perception, j'aime me demander ce qui a poussé cette personne à faire ça», explique-t-elle en soulignant que le quartier du Downtown Eastern de Vancouver était propice à la fabrication de ces histoires. «Ça été un beau laboratoire d'observation. »

Rapidement accepté chez Lévesque éditeur, le processus d'écriture et de publication a déboulé. D'ailleurs, c'est Gaétan Lévesque lui-même qui l'a contactée pour lui faire une proposition. «Ce qui l'a marqué, je crois, c'est l'écriture poétique. Certaines personnes comparent même mon style à celui d'Anne Hébert. Ça me flatte au plus haut point», dit-elle humblement.

Avec un deuxième projet autobiographique en chantier dont la forme reste à déterminer, Francisca Gagnon compte bien se garder du temps pour avancer le tout, et ce, malgré un horaire bien chargé. «Je crois que ce sera moins onirique, mais je peux me surprendre moi-même, c'est ça la beauté de l'écriture et ça ira selon les voix qui me guideront.»

Francisca Gagnon

Les chercheurs d'aube

Lévesque éditeur

En librairie

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer