Stéphane Longval au grand galop

Stéphane Longval... (Imacom Maxime Picard)

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Stéphane Longval

Imacom Maxime Picard

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Quand nous sommes allés à sa rencontre ce weekend, Stéphane Longval flottait encore sur un nuage. Ok, il avait bien troqué ses bottes de cowboy pour de bons vieux souliers, il n'en reste pas moins que sa virée country au Festival western de Saint-Tite avait laissé sa trace: un froc de suède certes porté fièrement, mais surtout un premier prix auteur-compositeur-interprète dans la catégorie country western. Une fin digne des plus grands westerns spaghettis sur un été qui lui aura porté son lot de bonnes nouvelles.

«Vous êtes finaliste pour la chanson J'farme la shop dans la catégorie western», pouvait-il lire dans le courriel reçu par les organisateurs du concours Étoiles Galaxie du Festival de Saint-Tite. Cette phrase, Stéphane Longval a dû la lire des dizaines de fois avant de la comprendre. «J'avais le folk en tête, lance-t-il encore surpris qu'on lui dise qu'il fait du country. Mais qu'importe le style, j'y vais, parce que Saint-Tite, au fond, c'était comme un grand rêve.»

Il est donc parti mercredi dernier pour la Mauricie avec les bottes de cowboy d'un ami, s'est acheté un chapeau sur place, a revêtu son kit et a joué la game comme le ferait un habitué. Le soir venu, c'est devant une foule attentive qu'il s'est produit, seul, avec l'orchestre de la maison. «J'ai touché les gens qui aiment ce genre-là, tellement qu'à la fin ils fredonnaient encore ma toune, dit-il. J'ai aussi découvert du monde simple et authentique, un public attachant que je ne connaissais pas, mais que j'aimerais bien recroiser.»

Un tourbillon

Et depuis son retour, c'est la folie. «C'est l'enfer, même je dirais, un vrai tourbillon. C'est le fun tout ce qui m'arrive, mais ça me fait comprendre qu'il faut aussi que je sois vigilant.» Nul doute en fait que cette consécration arrive à point pour Stéphane Longval. Plus tôt cet été, il avait pris part au Festival de la chanson de Saint-Ambroise. S'il est reparti bredouille, ce concours lui aura permis de se trouver un label discographique, Bleu de plume, sur lequel il sortira en octobre un mini-album de cinq titres incluant son tout nouveau succès country. D'ailleurs, depuis quelques heures, l'extrait Grinn cheese est en vente sur iTunes.

En se laissant porter par ce chaud vent du désert, l'auteur-compositeur-interprète est aussi arrivé à la croisée des chemins. C'est que le duo Sacha-Frédéric qu'il formait avec vieil acolyte Vincent Poirier n'est plus.

«Maintenant, c'est juste Stéphane Longval. Je joue encore avec Vincent, mais c'est sous mon nom que les shows auront lieu, ça nous laisse plus de liberté ainsi», explique celui qui s'entoure aussi à l'occasion de Steve St-Pierre, Fred Bouchard et Dominic Ricard dans ses différents concerts.

Quant à savoir s'il désertera la pop folk pour faire dans le country western, il reste convaincu que cette ouverture lui fera vivre de belles expériences. «Je vois ça comme de l'exploration. Quand j'écris une toune, je ne me dis pas qu'elle sera folk ou country, ça vient comme ça vient avec le texte et la mélodie. Mais c'est certain que si on me demande d'aller performer dans des rassemblements, je vais y aller. Le country, c'est plaisant, c'est rassembleur, c'est bon et tout le monde aime ça», admet-il en s'imaginant déjà jouer dans un ranch quelque part au Québec. «Je viens de découvrir un autre univers qui me plait vraiment beaucoup.»

À l'agenda

Stéphane Longval (en trio avec Vincent Poirier et Fred Bouchard)

Vendredi 21 septembre à 20 h 30

La Caravane (4500, chemin Capelton, North Hatley)

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