Oui, elle fait la belle vie Delphie Côté-Lacroix. Depuis près d'un mois déjà, elle peaufine son trait dans les studios du Cornaro Institute, le collège des arts et du design de Chypre où elle est en résidence pour l'été.
«Je savais que j'aimais déjà l'illustration, j'avais déjà un certain style, une certaine signature, mais je voulais explorer ça encore plus pour m'assurer que j'étais vraiment sur la bonne voie», explique-t-elle.
C'est que l'illustration, pour une finissante en graphiste, c'est sortir des sentiers battus. «Je dirais que c'est quasiment un sous-domaine du graphisme», lance-t-elle, décidée pourtant à réussir dans cette difficile branche artistique.
Typographies à la main, sérigraphies et autres sortes d'illustrations, ses lignes et ses motifs sont à la fois fragiles et délicats, simples et plein de sens. Bien souvent accompagnés d'une courte phrase évocatrice ou encore d'un personnage en pleine action, ses images valent littéralement mille mots. Comment décrire son style, son trait? Pour l'instant, qu'importe puisqu'il évolue d'heure en heure au gré des différentes esquisses qu'elle réalise chaque jour depuis son arrivée à Chypre.
«Le matin, je me concentre sur quelques contrats de graphisme que je fais à la pige, alors que je passe mes après-midis au studio à dessiner et à dessiner», admet-elle en soulignant que jusqu'à maintenant, sa nouvelle terre d'adoption se montre plutôt inspirante.
Au service de la culture d'ici
Au fil de ses recherches, elle a non seulement découvert à quel point il s'agissait d'un vaste domaine, mais qu'il y avait des spécialisations. «Ce qui m'intéresse, ce sont les posters culturels en musique ou en théâtre, mais également les pochettes de disque ou l'éditorial dans des publications, par exemple.»
Et malgré la distance qui la sépare de la communauté artistique sherbrookoise, voilà qu'elle aimerait offrir ses services aux groupes et organisateurs d'événements culturels en les aidant à concevoir des affiches aussi uniques que différentes.
«Une des raisons pour laquelle je suis à Chypre, c'est pour me créer un faux portfolio, mais je me suis dit que s'il y a avait des gens intéressés, je pourrais leur créer quelque chose. J'allais faire des pièces fictives de toute façon alors mieux vaut en faire profiter les groupes de la région et pendant que je suis ici, j'ai le temps», indique-t-elle.
Ces prochaines semaines, Delphie Côté-Lacroix risque fort bien d'avoir de plus en plus de propositions du genre à distance. Avec un billet d'avion ouvert sur le monde en poche, c'est à Berlin qu'elle s'installera pour poursuivre son exploration artistique.
«J'ai l'impression que ce sera une ville inspirante de par son cosmopolitisme. Je veux vivre et m'imprégner de la place tout en continuant mon blitz d'exploration», conclut-elle en accordant autant d'importance à l'exploration du monde qu'à son art dans la suite des choses.
Pour en savoir plus sur son travail ou encore pour la contacter, visitez le www.delphiecotelacroix.com