Souvenance des Îles signées Claire Vigneau

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La Grave, le vent et la mer, ces souvenances, ce sont celles de l'auteure... (Imacom Jessica Garneau)

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Imacom Jessica Garneau

Amélie Boissonneau

Amélie Boissonneau

La Grave, le vent et la mer, ces souvenances, ce sont celles de l'auteure Claire Vigneau. Chaque fois, c'est presque inévitable, elle fait entrer le lecteur dans ses Îles-de-la-Madeleine natales. Et son premier roman, Le fou d'la pointe, ne fait pas exception.

Après avoir visité l'univers du Chasseur de loup-marin, son premier livre jeunesse chaudement accueilli par la critique, voilà qu'elle est de retour à peine un an plus tard avec d'autres personnages madelinots fort typés que l'on risque bien de recroiser sous peu...

Pour Claire Vigneau, tout a commencé aux Îles-de-la-Madeleine. Installée à Sherbrooke depuis quelques années déjà, elle retourne visiter ses îles en mots et en images tous les matins lors de sa séance d'écriture quotidienne.

«Je suis encore très touchée par l'univers des îles et par la poésie des paysages, c'est pourquoi j'ai le goût d'y ancrer mes personnages et mes histoires», reconnait-elle d'emblée.

Le fou de la pointe raconte l'histoire André, celui que l'on surnomme le fou du canton. Marginal dans ses actions, mais pas fou du tout pour autant, il met la main sur des vieilles lettres jaunies de sa soeur Julie, partie vivre à Montréal. À travers celles-ci, il découvrira un sombre secret.

«Il y a deux histoires en même temps, celle d'André qui vit aux Îles et celle de Julie qui se déroule pendant à Montréal pendant l'Expo 67. La lecture des lettres de sa soeur mènera André dans un long parcours initiatique», raconte-t-elle.

Un décor madelinot

Et si le décor est complément madelinot, le verbe avec lequel il s'exprime l'est tout autant. En fait, Claire Vigneau a cherché à conserver les particularités langagières de l'endroit.

«La première version était tout en madelinot, mais j'ai décidé de l'adoucir un peu parce que je trouvais ça trop exigeant pour le lecteur», dit-elle en indiquant qu'elle a tout de même gardé le parler typique dans les dialogues.

Quant à l'histoire du fou, s'il n'avait pas pareil personnage lorsqu'elle vivait aux Îles, Claire Vigneau avoue s'être inspirée s'elle-même pour créer ce personnage. «Moi, je suis beaucoup dans le fou en réalité. Quand j'étais petite, je ne parlais pas à personne, j'étais un peu sauvage, c'est donc beaucoup de mon imaginaire d'enfance dont il est question ici.»

N'empêche, les personnages de son premier roman risquent fort bien de se retrouver dans les prochaines publications de l'auteure. Est-ce que ce sera une suite ou tout simplement un retour pour certains d'entre eux dans une autre histoire? Trop tôt encore pour le dire, mais chose certaine, les Îles-de-la-Madeleine resteront toujours dans Le fou d'la pointe une toile de fond qui lui permettra de raconter son coin de pays.

«Les gens qui sont déjà allés aux Îles vont se reconnaitre, alors que ceux qui n'y sont jamais allés auront sans doute le goût d'y aller après leur lecture, du moins, je l'espère!» conclut-elle.

D'ailleurs, Claire Vigneau caresse l'idée d'un lancement à Havre-Aubert, sur La Grave, cet été, au mois d'août, lors de ses vacances estivales. Une manière pour elle d'ancrer encore plus son histoire, ses personnages et ses projets dans cet univers madelinot qui lui est cher.

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