David Goudreault, de la parole à l'écrit

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David Goudreault

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Amélie Boissonneau

Amélie Boissonneau

Au fil des dernières années, on l'a entendu slamer à fond la caisse. De Sherbrooke à Trois-Rivières, du Québec à la France, David Goudreault a cogné fort avec son verbe. Envie profonde de dire, voire d'exprimer sa ville, ses causes sociales, ses sentiments, voilà qu'une urgence d'écrire et de publier s'est fait peu à peu sentir. Et à défaut de regarder ses paroles s'envoler, ses écrits, eux, resteront.

Tout déboule pour David Goudreault. Dans les prochains mois, le slameur publiera coup sur coup trois recueils de poésie. Un projet qu'il caressait depuis longtemps et qui aboutit littéralement... tout en même temps.

«C'est un peu comme quand tu es célibataire et que tu ne trouves personne et que soudainement, dès que tu trouves quelqu'un, il y a plein d'autres personnes qui sont soudainement attirées par toi», compare-t-il en rigolant.

Et s'il s'est fait remarquer ces dernières années avec ses slams, c'est malgré tout sur papier et en poésie que tout a commencé pour lui. «Ce n'était pas obligation pour moi de publier, mais j'avais envie d'ajouter cette corde à mon arc d'autant plus que je viens de l'écrit et de la poésie. N'empêche, c'est très différent du slam puisque je fais du vers libre. J'abandonne la rime au profit de l'image», ajoute celui qui dit même être tombé dans la performance orale un peu par accident.

Des lieux

Dans cette valse des publications qui commence, le premier livre signé David Goudreault se retrouvera sur les tablettes des libraires dès la semaine prochaine. En fait, c'est ce samedi 2 juin, dans le cadre du Festival de poésie de Montréal, que le recueil À l'endroit de nos visages, publié aux écrits des Forges, sera lancé officiellement.

«C'est un rapport affectif aux lieux. On y retrouve des poèmes qui font référence à Sherbrooke, aux Cantons-de-l'Est, mais également à Trois-Rivières, Paris, Montréal, Québec et Ivujivik», dit-il.

Et comme la collection Lèvres urbaines réunit dans le même ouvrage les vers de deux poètes, c'est  avec Yolande Villemaire qu'il le cosigne. «Nous avions déjà fait une virée dans les maisons de la culture ensemble et le directeur a trouvé que son poème Totem poésie rejoignait bien mon univers.»

Pour pouvoir lire ses poèmes dans un recueil solo, il faudra attendre à l'automne, moment où «le vrai gros livre» sera publié. «Celui-là s'appelle Premiers soins et il s'agit pour moi du premier grand coup, de mon entrée dans la poésie.»

Des slams

Pour ceux et celles qui craindraient de ne plus le voir slamer, sachez qu'il sera cet été de la programmation des Concerts de la cité, de même que du Festival des traditions du monde. De fait, c'est justement une sélection de ses meilleurs slams qui se retrouvera dans un recueil qui sera publié en France. «C'est la première fois que la maison française Universlam publiera un slameur étranger», se réjouit-il.

S'il faudra attendre encore une fois à l'automne avant de pouvoir mettre la main dessus, une bande d'amis slameurs lui apporteront une boîte de livres fraichement imprimés lors d'un duel de slam France Sherbrooke. «Je vais détourner cinq d'entre eux de passage à Québec pour le Sommet de la francophonie pour une joute amicale», lance-t-il avant de continuer à énumérer les mille et une choses qui le tiendront occupé. Qu'ils soient écrits ou dits, les mots de David Goudreault trouveront ainsi leurs échos de bien des façons. Vous avez le choix!

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