Indéniablement, Sherbrooke est un véritable terrain de jeu pour la photographe Arlette Vittecoq. À la suite de la réception de la bourse Artistes ambassadeurs de la ville de Sherbrooke, sa ville d'adoption est ainsi devenue son sujet de prédilection. «J'ai toujours eu beaucoup de plaisir à photographier Sherbrooke, admet-elle, et je suis très intéressée par la mémoire et la métamorphose des lieux.
Caméra à la main, elle s'est donc mise à arpenter la ville à la recherche de lieux porteurs de changement. Petit lac Magog, Marché de la Gare et pourtour du lac des Nations, ses sujets ont été captés une première fois selon un certain point de vue. Et quelque temps plus tard, elle est retournée au même endroit pour refaire des clichés.
«Je trouvais que la ville se métamorphosait à vue d'oeil. Mais un tel projet permet aussi de souligner les innovations de Sherbrooke», souligne-t-elle en reconnaissant s'être beaucoup inspirée de la cité des rivières, un lieu symbolique des récents changements de la ville, pour ses photos.
Des diptyques
Construction de l'hôtel Times, parc Jacques-Cartier l'été lors de la compétition nationale de canoë-kayak et lac Magog gelé, chaque sujet retenu pour Espace en deux temps est présenté dans un diptyque qui juxtapose le même sujet.
«La plupart du temps, j'ai repris les mêmes conditions de lumière et le même point de vue. En plus d'y voir la métamorphose d'un lieu, nous pouvons aussi constater l'altération et le changement d'un milieu de vie», explique-t-elle en faisant référence une image prise en plein Carnaval de Sherbrooke avec des traineaux à chiens en action. L'été, on y voit plutôt un défilé d'animation de rue. «On constate aussi que les milieux de vie peuvent aussi changer au rythme des saisons.»
La lumière
Parallèlement, Arlette Vittecoq a aussi planché sur Sherbrooke en lumière. «Sherbrooke de nuit, de jour à travers le temps, les saisons et ses nouvelles réalisations, encore là, je trouvais que la ville se métamorphosait de ce côté», mentionne celle qui a notamment photographié pour ce projet la promenade illuminée de la gorge de la rivière et le pont Montcalm.
«Je suis naturellement préoccupée par la ville et sensible à son environnement et ses changements. Quand on la sillonne, on trouve des choses...» conclut-elle en confiant qu'elle prépare déjà un autre projet pour 2013. «Chose certaine, j'aurai toujours beaucoup de plaisir à photographier ma ville.»
À l'agenda
Arlette Vittecoq
Espace en deux temps
Du 1er février au 26 février (vernissage ce dimanche 5 février à 14 h)
Centre culturel Pierre-Gobeil (970, rue Haut-Bois)
http://www.centreculturelpierregobeil.ca