Remplir le vide

Anéantir le vide, c'est le nom de l'exposition... (Imacom Maxime Picard)

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Anéantir le vide, c'est le nom de l'exposition d'Olivier Gingras présentée à l'Espace Zybaldone jusqu'au 20 mai et à travers laquelle l'artiste présente ses paysages qui oscillent entre néant et abstraction.

Imacom Maxime Picard

(Sherbrooke) Anéantir le vide, voilà ce que cherche à rendre Olivier Gingras à travers sa nouvelle exposition. Et c'est à travers une série d'oeuvres abstraites où brillent l'abstraction et le néant pur que le jeune artiste y arrive.

Accentuées par la force des mots, ses toiles ouvrent ainsi sur un imaginaire tantôt clair, tantôt évasif, qui fait entrer le spectateur dans un univers proche du rêve.

Des horizons qui se déclinent, voilà ce qui rallie entre elles chacune de ses oeuvres. Cette inspiration, Olivier Gingras la puise dans les grands espaces, ceux de la Gaspésie, certes, mais aussi ceux de son imaginaire.

"C'est entre paysages et néants, note-t-il d'emblée en pointant toute l'abstraction qui règne dans ses toiles. C'est le voyage qui m'inspire. Quand je peins, je cherche l'évasion."

Mots et musique

Touche-à-tout, ce graphiste, poète et artiste en arts visuels a commencé à peindre il y près de six ans. Son but: marier tous ses intérêts artistiques à sa démarche de création, mais également à ses expositions. De fait, ce sont les mots qui viennent ici relier, voire appuyer ses créations. Installés entre les oeuvres, les textes, aussi signés Olivier Gingras, font également partie de cette expérience d'évasion par l'art et par les mots.

"J'écris comme je peins, reconnaît-il. Avant, j'écrivais un texte en lien avec une oeuvre. Aujourd'hui, mes textes viennent appuyer toute une série d'oeuvres. Pour moi, ce sont deux choses qui s'unissent et à travers lesquelles je peux partager mes états d'âmes."

Et si la poésie prend aussi une grande place dans sa démarche de création, la musique le fait tout autant. En plus de prendre un réel plaisir à peindre souvent en direct lors de prestations musicales, certaines de ses oeuvres ont touché des musiciens qui ont choisi de les intégrer à leur pochette d'album. C'est le cas notamment du groupe sherbrookois Noem et de Vincent Fournier-Boisvert, originaire de Saint-Hyacinthe.

"Avec Noem, tout a commencé sur Internet. Le groupe m'a proposé de mettre une de mes toiles sur l'album et depuis, nous collaborons", explique-t-il. De fait, le soir du vernissage, qui a eu lieu samedi dernier, Vincent Vachon, auteur-compositeur-interprète, et Cynthia Raymackers, violoncelliste, tous deux du groupe Noem, ont accompagné à leur tour l'artiste qui leur a offert une de ses oeuvres pour leur premier album.

Dans la nouveauté

Aussi abstraits soient-t-ils, les paysages d'Olivier Gingras laissent toutefois entrer différents éléments. De la cire d'abeille au marouflage, la texture fait aussi partie intégrante de ses toiles.

"En plus de mélanger le plus de disciplines entre elles, j'essaie toujours de nouvelles choses, admet-il. Quant à la thématique, tout tourne autour du vide. Ce vide, j'essaie de le remplir de tout et rien, je le remplis par le néant."

Finalement, pour cet artiste en émergence, Anéantir le vide est le début d'une série d'expositions qui auront lieu tout l'été aux quatre coins du Québec. De Sherbrooke à Saint-Hyacinthe en passant par Durham Sud, Montréal et Gaspé, ses escapades continueront de nourrir la quête de paysages et d'ouverture sur le monde d'Olivier Gingras.

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