Le millionnaire, sa femme, la star de cinéma, le professeur, l'employé d'épicerie, le capitaine et son assistant, Gilligan, sont de retour au théâtre dans une histoire plus éclatée que jamais. C'est que chaque fois que l'auteur et metteur en scène Stéphane Baillargeon collabore avec la troupe des employés du CHUS, il doit user d'astuce afin que la vingtaine de comédiens puissent camper un rôle.
«Il n'y a pas beaucoup de pièces où il existe autant de rôles, reconnaît-il. J'ai écouté plein d'émission des Joyeux naufragés et je me suis aperçu que chaque fois de nouveaux personnages entraient dans l'action. J'ai donc écrit une pièce qui pourrait être aussi un nouvel épisode de la série.»
Une tribu d'indigènes, un oracle et un groupe de vieilles dames à la recherche d'Elvis Presley sont autant de personnages que les sept principaux croiseront sur leur route. «Ils apportent beaucoup à l'histoire, même que pour certains d'entre eux, nous avons dû relever quelques défis techniques au niveau du maquillage et des costumes», poursuit-il en soulignant que plusieurs tests ont été faits pour teinter la peau des indigènes.
Du haut de son rôle de millionnaire, le Dr Jean Verreault, médecin spécialisé en médecine nucléaire, admet que la créativité de son metteur en scène est débordante. «Il a énormément d'imagination, tellement qu'il fallait parfois le calmer dans ses ardeurs! Au final, plusieurs personnages viennent créer toutes sortes de surprises», mentionne-t-il.
Membre de la troupe de théâtre depuis 2002, c'est à la suggestion de son ami Michel Poulin que le Dr Verreault a décidé de faire du théâtre. «C'est une façon pour moi de m'engager dans la fondation et puis il y a des gens de tous les départements, des infirmiers, des techniciens en radiologie, des membres du conseil d'administration et des personnalités publiques, énumère-t-il. D'année en année, le coeur de la troupe revient. Et si chaque année, lorsque vient le temps de présenter la pièce, je me dis que je n'y arriverai pas, une fois que c'est fini, j'ai déjà le goût de recommencer.»
Annulée l'année dernière en raison de la menace reliée à la grippe A (H1N1), il aura fallu un an pour que la pièce puisse être présentée officiellement au public. «Après autant d'attente et de travail, on aimerait que la salle soit bondée!», lance-t-il.
Déjà prêt à relever le défi encore et encore, Stéphane Baillargeon réitère l'importance de travailler main dans la main avec le commanditaire, Investors, et la fondation dans un tel projet. «Je suis moi-même le papa d'une petite fille qui a été hospitalisée, alors c'est une implication qui me touche encore plus», confie-t-il.
Les billets sont disponibles au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke (819 820-1000) ou encore à la Fondation du CHUS (819 820-6450).