On part en cavale

Anthony Lacroix, poète... (IMACOM, RENÉ MARQUIS)

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Anthony Lacroix, poète

IMACOM, RENÉ MARQUIS

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Ce n'est pas le champ qui nourrit, c'est la culture, fait valoir un proverbe russe. On vous laisse méditer là-dessus tout en vous proposant quelques voies culturelles à explorer...

Livre

Cavale

Elles naissent au gré des engouements et des passions, puis meurent sans avertissement. De quoi parlons-nous? Des relations amoureuses? Non, des revues de création littéraire! Alors que, sans tambour ni trompette, la revue sherbrookoise Jet d'encre disparaissait dans le couchant en faisant paraître l'automne dernier un 23e et ultime numéro, les étudiants et étudiantes de l'Université de Sherbrooke comblent le vide laissé par cette extinction en mettant au monde Cavale. Le premier numéro de cette nouvelle revue, placé sous le thème de la fuite, met en autres autres de l'avant des textes d'auteurs souvent aperçus sur les scènes estriennes dévolues à la poésie (dont Amélie Aubé Lanctôt et Anthony Lacroix). Il nous tarde par ailleurs de découvrir ce que le collaborateur à La Nouvelle, Pierre McCann, dont nous apprécions le doux sens de l'ironie et admirons le coeur gros comme ça, a fomenté derrière son clavier. Réponse lors du lancement de Cavale, le 15 septembre à 17 h chez ArtFocus (94, rue King Ouest).

Sortie

Joel Favreau et Brassens

Joel Favreau, ça vous sonne une cloche? Non? Nous n'avions, nous non plus, aucune idée de qui il pouvait bien être, jusqu'à ce qu'un bienveillant ami nous apprenne que l'homme en question avait accompagné à la guitare les incontournables figures de la chanson française que sont Maxime Le Forestier, Yves Duteil, Georges Moustaki, Jacques Higelin et Georges Brassens. Pourquoi vous parle-t-on de cet artisan de l'ombre? Parce que le chansonnier Ephrem Desjardins le reçoit ces jours-ci au Québec à l'occasion d'une tournée soulignant le quatrième anniversaire des soirées Brassens, dont il est l'initiateur. En plus d'épauler les brassensophiles d'ici qui monteront sur scène en première partie de spectacle, Favreau gratifiera dans un second temps l'intime salle du Tremplin de son récital Salut Brassens, condensé des plus immortels refrains de son défunt patron. Rendez-vous samedi 12 septembre à 20 h au 97, rue Wellington Sud. Le café voisin Umano servira dès 17 h un menu inspiré de la vie et des goûts culinaires du mythique moustachu.

Disque

Ponctuation

Le rock est mort, le rock est mort, proclament périodiquement les esprits chagrins, méprisant naïvement la toute-puissante résilience de ce genre qui ne mourra jamais, d'accord? Exemple à l'appui : La réalité nous suffit, deuxième album full fuzz de Ponctuation, paru en avril dernier. Authentiques encyclopédistes du rock, les frères Chiasson (Guillaume, guitare et voix, et Maxime, batterie) balancent dans le grand malaxeur de leur esprit mutin des décennies de yé-yé sucré, de grunge désillusionné, de power-pop gomme balloune et de riffs merveilleusement psychédéliques, pour en extraire une réduction qui ne sacrifie pas sur l'autel de ses nombreuses références son désir de nous brasser pour vrai le paroissien. Le rock québécois a rarement été aussi immédiatement amusant et néanmoins réellement intelligent. Les frérots, appuyés sur scène par la bassiste et claviériste Laurence Gauthier-Brown, déclament leur Poésie automatique (du titre de la première chanson de La réalité nous suffit) sur la scène de la Petite Boite noire (58, rue Meadow), samedi 12 septembre à 20 h 30.

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