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Simon Proulx des Trois Accords... (ARCHIVES LE QUOTIDIEN)

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Simon Proulx des Trois Accords

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Hani Ferland

On a vu poindre de très intéressants singles la semaine dernière, présentés par des déserteurs de leurs formations respectives le temps d'un petit projet en solo.

D'abord, Simon Proulx des Trois Accords a créé la surprise en lançant un ver d'oreille pas possible nommé Automatic - qui est d'ailleurs prisonnier de ma tête depuis que j'ai eu le malheur de jeter l'oreille dessus. Ce type a un talent de mélodiste hors pair. J'en reste impressionnée chaque fois. Et puis non seulement il écrit de super chansons pop-rock efficaces, mais sur son disque, il s'applique à jouer de tous les instruments ou presque. Si c'est pas beau ça.

Automatic s'avère une toune irrésistible, hop la vie, dansante et en anglais. N'en déplaise à PKP, ça sonne vraiment bien quand Proulx chante en anglais.

Simon I (à prononcer Simon Premier ou Simon the First si vous le sentez de même) promet un album complet le 2 juin. Le disque, réalisé par Gus Van Go et Werner F., ne sera disponible qu'en tirage limité.

Autre singulière surprise : le projet solo de Viviane Roy (Les Hay Babies), sous l'alias de Laura Sauvage. Son premier extrait, You've Changed, annonce quelque chose d'extrêmement prometteur pour la musicienne de talent qui dit s'être inspirée de la vie de tournée, du déracinement et de l'errance pour une création folk rock toute personnelle. Notons l'intéressante présence de Dany Placard crédité pour la basse, le son et la réalisation. Sous l'étiquette Simone Records, le EP de Laura Sauvage sera lancé cet automne. En attendant, on peut l'entendre en visitant sa page Bandcamp.

Les Bluebell Sisters

Éponyme

Bros

Toujours au chapitre des nouveautés, on notera cette semaine l'arrivée d'un pétillant album signé par Les Bluebell Sisters. L'opus, réalisé par le grand Éric Goulet (qui a relevé le défi avec brio), propose une excursion au coeur des 50 s avec d'intéressantes reprises telles Blue Velvet ou Whole Lotta Shakin' Goin' On, en plus de deux compositions originales. Doo-Wop, Jump Blues, Rhythm & Blues, Rockabilly, les quatre dames en bleu - musiciennes et chanteuses - accompagnées d'un frère de batterie s'aventurent aisément dans ces forts courants de la belle époque où les rouleaux victoriens et les crinolines connaissaient leur moment de gloire.

Dans les coups de coeur si on souhaite mourir de beau, on écoutera sur repeat la reprise de Patti Page, Tennessee Waltz. Qu'on ne s'étonne pas de verser une larme et/ou de chercher désespérément un partenaire de slow. Les voix entremêlées doucement sur la mélancolique mélodie ont un petit quelque chose de très tendre qui saura émouvoir la plus noire des âmes.

Toujours dans les coups de coeur, à l'opposé de la très douce valse du Tennessee, la très endiablée Bop-A-Lena, reprise de Ronnie Self parue originalement en 1958, laisse échapper quelques échos vocaux à la Wonda Jackson tout à fait succulents. L'extrait idéal pour mettre le feu au plancher de danse de bien belle manière.

Une première galette réussie pour les Bluebell Sisters que l'on souhaite ardemment voir en prestation à Sherbrooke.

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