Darder le coeur

Touché par la maladie, Luc Cousineau lance un... (IMACOM, JOCELYN RIENDEAU)

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Touché par la maladie, Luc Cousineau lance un dernier album.

IMACOM, JOCELYN RIENDEAU

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Hani Ferland

Par leurs histoires personnelles ou fictives, les talentueux artistes écoutés cette semaine ont su toucher efficacement mon petit coeur fragile. La maladie n'épargne pas les musiciens. Pensons par exemple au guitariste d'AC/DC, Malcolm Young, qui est aujourd'hui atteint de démence. Ou au chanteur d'Iron Maiden, Bruce Dickinson, qui combat un cancer de la langue.

Luc Cousineau

Tant qu'il y aura une chanson

Les disques Airedale

Plus près de nous, l'auteur-compositeur-interprète Luc Cousineau - qui a une impressionnante discographie derrière la cravate - est atteint de la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Une maladie agressive dont l'évolution est rapide, et l'issue, fatale.

Il a présenté tout récemment un 19e album en carrière, enregistré avant que la maladie ne l'empêche de chanter et de jouer de la guitare. Tant qu'il y aura une chanson a une résonnance bien particulière lorsque l'on sait qu'il sera fort probablement l'ultime opus d'une des figures de proue de la chanson populaire québécoise des 50 dernières années.

En plus des dix très belles compositions présentes sur ce nouveau disque, l'artiste a choisi de rééditer un album souvenir de 1973 et d'y ajouter en bonus ses trois succès : Vivre en amour, Angéla mon amour et Comme tout l'monde. Tant qu'il y aura une chanson se présente donc comme un album double.

Luc Cousineau a choisi de remettre une partie des profits de la vente de ses disques à la SLA. En achetant l'album, vous contribuez donc à faire avancer la recherche sur cette maladie.

Tant qu'il y aura une chanson est un disque d'une grande beauté. Mais aussi un disque crève-coeur et bouleversant duquel Luc Cousineau peut résolument être très, très fier. Chapeau bien bas Monsieur Cousineau.

Bears of legend

Ghostwritten Chronicles

La Tanière

On les aime donc ben eux autres. C'est parce qu'ils sont bons. Tout plein bon. Et nombreux aussi. Sept qu'ils sont. Sept à animer musicalement un groupe extrêmement riche en orchestration et en talent. Il est attendu ce disque et il ne déçoit pas : Ghostwritten Chronicles envoûte efficacement par la qualité de ses airs folk auxquels se greffent un rock progressif et des accents classiques semés parcimonieusement ça et là.

On dodeline de la tête, sourire aux lèvres, au son du ukulele, du piano, de l'accordéon, du xylophone, du banjo, du violoncelle. De ces instruments qui ajoutent une si belle texture au trio guitare-basse-drum. On se laisse aussi charmer par les voix, douces et entraînantes.

Pour ce disque, le groupe dit s'être inspiré d'un vieux journal de bord retrouvé en mer sur un mystérieux voilier. Bears of Legend raconte donc la vie d'un équipage aux histoires métaphoriques. L'histoire maritime se déroule entre l'an 1400 et l'an 1700. S'y retrouvent des morceaux sous forme de contes qui décrivent du tragique, du sympathique, du love, du beau. Des hymnes de liberté qui donnent le goût de voguer loin.

Un ambitieux concept à la réalisation impeccable qui sera dans les bacs dès le 28 avril.

Bears of Legend animera la scène du Théâtre Granada le 9 mai prochain. À voir absolument!

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