Claviers à l'honneur

S'en passe des choses, des fois, non?! Pis ce qui est bien agréable, c'est que... (Archives, La Presse)

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Hani Ferland

S'en passe des choses, des fois, non?! Pis ce qui est bien agréable, c'est que Hani Ferland est pas mal toujours au courant. Et qu'elle n'est pas égoïste. Donc, elle partage. Avec vous. La preuve...

Will Butler

Policy

Merge

J'avais hâte, oui, très hâte, d'entendre au complet le premier album solo de Will Butler. J'avais seulement entendu la pièce Take My Side et elle m'était rentrée dedans en visant précisément mon coeur. Je l'avais écoutée en boucle en me demandant à quoi elle me faisait penser. Du Clash? Oui, peut-être. Un son old school en tout cas. Époque début 80. J'avais hâte de voir si la tangente se poursuivrait sur tout le disque.

Alors on y est : Policy est maintenant disponible et il surpasse toutes mes attentes. Si Take My Side est plutôt unique en son genre sur le disque, j'ai été conquise d'entendre de beaux échos à la Bowie, à la Lou Reed, à la Talking Heads, aux 80's.

J'y ai surtout entendu quelque chose qui n'évoquait pas vraiment Arcade Fire - Will est le frère de Win Butler et ils oeuvrent tous deux au sein d'Arcade Fire - et ça m'a rassurée. J'avais peur que le musicien reste très (trop) proche des sonorités de l'important groupe indie. Évidemment que les racines se font ressentir, mais reste que Will Butler vient de créer du Will Butler, pas un b-side d'Arcade Fire.

Beaucoup de vers d'oreille sur l'album. Beaucoup de genres aussi, comme si l'artiste n'était pas capable de s'en tenir à un style en particulier. Quiconque a vu Will Butler se démener sur une scène sait à quel point le musicien ne tient pas en place. Ces frénétiques fourmillements se font ressentir jusque dans ses compositions.

Le plus gros défaut de l'album, c'est qu'il ne dure que le temps de huit pistes.

Will Butler s'apprête à prendre la route pour une longue série de dates un peu partout dans le monde. Il fera un arrêt à Montréal les 28 et 29 mars au Bar le Ritz PDB, mais oubliez l'idée d'y aller : les deux soirs affichent complet.

Milk & Bone

Little Mourning

Bonsound

Le duo montréalais électro-pop Milk & Bone envoûtera les conduits auditifs dès le 17 mars avec un premier album nommé Little Mourning.

Aérien, introspectif et très bien ficelé, Little Mourning se déguste lentement afin de bien s'imprégner de toutes les subtilités sonores qu'il contient.

Les douces harmonies vocales signées Camille Poliquin et Laurence Lafond-Beaulne nous hypnotisent et nous enveloppent délicatement d'un voile de bien-être.

Un bel univers onirique dans lequel on se sent en apesanteur.

Milk & Bone sera sur la scène du Théâtre Granada le 24 avril prochain, en première partie d'Ariane Moffatt.

Navert

Temps bipolaire

L-A be

Le duo Navert se présente avec un opus tout neuf : Temps bipolaire. Navert, c'est l'auteure-compositrice-interprète Annie-Claude Navert et le musicien, auteur-compositeur et réalisateur Guillaume Chartrain qui s'amusent à créer un univers façonné aux claviers et aux accords de guitare, apportant des textures lorgnant vers les années 80.

Annie-Claude Navert déploie une voix toute délicate, toute planante, qui s'adapte parfaitement aux compositions pop-électro empreintes d'une indécollable mélancolie douce amère.

Au CV de Guillaume Chartrain, en plus d'agir à titre de réalisateur de Temps bipolaire, on notera aussi sa contribution en tant que musicien auprès de Daran et de Louis-Jean Cormier. Soulignons la très belle reprise de la chanson Ils s'aiment de Daniel Lavoie. Reconnaissable, mais transfigurée de bien belle manière.

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