Du soleil plein la tête

Bïa apporte sa part de soleil avec son... (La Presse, André Pichette)

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Bïa apporte sa part de soleil avec son nouvel album Navegar. Des rayons supplémentaires à prévoir au cours des prochaines semaines puisque la chanteuse sera en tournée en région.

La Presse, André Pichette

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Hani Ferland

Cette semaine, comme une promesse de soleil sur nos faces blêmes, les tablettes se parent de deux albums gorgés de chauds rayons. De ceux qui s'accompagnent si bien d'un pichet de sangria et d'un chapeau à larges rebords. Mettons que ça fait du bien à l'âme des records comme ça à cette époque de l'année.

Bïa

Navegar

Bïa Musik

Avant de jaser de Bïa, je fais un détour vers Henri Salvador. Tout à fait. Parce que quand Henri Salavador chante, je fonds. Sa voix dégage une nonchalance si douce que j'en reste toujours un peu sonnée. Il porte le soleil et la brise estivale. Eh bien, pour moi, Bïa c'est comme la version féminine d'Henri Salvador. D'elle émane du doux, du rassurant, de l'enveloppant. Sa voix caressante nous berce avec finesse, si bien que j'ai failli mourir de beau en écoutant sa version de Cucurrucucu Paloma, présente sur son plus récent opus Navegar.

Voir que c'est fin de m'achever de même.

Il aura quand même fallu s'armer de patience avant de voir débarquer le nouveau Bïa : six ans pour être précise. Mais l'attente valait ô combien la chandelle. Parce que ce disque contient de véritables perles, non seulement musicales, mais notamment au niveau des collaborateurs de talent à l'instar d'Alejandra Ribera, de Jordan Officer et d'Andrea Lindsay.

Composé entre Rio et Montréal, Navegar est forgé de 13 morceaux tous plus beaux les uns que les autres. Et tous uniques aussi, parce que chaque plage est un pas de deux où des musiciens invités différents dialoguent autour de la voix toute sensuelle de Bïa. Parfois s'invite donc la trompette, d'autres fois l'harmonica, la harpe ou le violoncelle, tout dépendamment des musiciens invités. Chaque morceau devient ainsi un univers en soi. Greffés les uns aux autres, ils forment un tout joliment tissé qui empoigne le coeur et rend l'âme légère.

Une belle brise suave signée Bïa.

Dom La Nena

Soyo

Six Degrees

Toujours dans le registre du doux ensoleillé qui jette à terre : le nouvel opus de la jeune Brésilienne - Française d'adoption - Dom La Nena.

Si la voix de Bïa me ramène à Henri Salvador, quelques riffs musicaux de Dom La Nena m'évoquent le premier album solo de Manu Chao, Clandestino. Tout particulièrement la chanson Vivo La Naré, qui s'apparente à la pièce Desaparecido (à mettre une à la suite de l'autre dans une playlist qui s'appellerait « Sangria, la belle vie »).

Soyo laisse échapper des sonorités latines tout en finesse, mais incorpore aussi un léger assaisonnement indie qui enjolive les morceaux. Cet amalgame du plus bel effet est une gracieuseté de Marcelo Camelo, ancien membre du groupe Los Hermanos, qui co-réalise l'album au côté de Dominique Pinto (le vrai nom de l'artiste).

Enregistré à Lisbonne, à Paris et à Mexico; mixé à Sao Paulo et masterisé à Miami, Soyo laisse entendre une chaude mélancolie portée par la voix toute fragile de Dom La Nena et par son violoncelle qui apporte une belle rondeur au son.

Un album chanté en quatre langues - portugais, français, espagnol, anglais - qui sème le bonheur.

Dom La Nena sera de passage au Théâtre Centennial le 25 mars prochain.

À voir absolument.

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