Dehors novembre

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Hani Ferland

C'est pas parce que novembre est bien entamé et que tout le monde vient de tomber en mode dépressif qu'il faut se laisser abattre par la grisaille. Cette semaine, je vous jase de deux disques remplis de joyeux et de fun qui sauront remettre les babounes sur le piton.

Johan Gass

Le temps file

Indépendant

Le Sherbrookois d'adoption Johan Gass lancera cette semaine son tout premier album baptisé Le temps file. On parle de 10 titres engagés desquels s'élèvent des touches manouches, brodées aux cordes et à la clarinette. En filigrane se laissent entendre des airs folks titillant Brassens et Leloup. En écoutant la bien jolie musique métissée du musicien d'origine française, je me suis dit qu'il aurait fait un très beau tandem scénique avec la feue formation La Balconade qui, avec On n'arrête pas le pantin, présentait un univers mélodique qui jouait dans les mêmes eaux.

Festives et imagées; profondes et sensées, les compositions originales de l'artiste s'immiscent dans un concept d'espace-temps, thématique centrale du disque, qui nous invite au final à vivre le moment présent.

On se rappelle que cet été, Johan Gass avait fait appel au public pour des accessoires loufoques ainsi que pour des figurants dans le but de tourner un vidéoclip pour la pièce titre, Le temps file. On peut désormais visionner le très ludique résultat en visitant Youtube.

Le lancement du premier effort de Gass aura lieu le vendredi 14 novembre dès 20h à l'Auberge de jeunesse Écobeat sise sur la Well Sud. En scène avec l'artiste : Lucie Lefèvre (voix), René-Pier Lafleur (percussions) et Benoît Converset (contrebasse) interprèteront l'intégralité de l'album pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

Le temps file sera disponible chez Musique Cité.

Coleraine

Tchein toé!

Indépendant

La bande de bons vivants formant Coleraine m'a l'air fort sympathique. En écoutant son tout premier opus Tchein toé! paru le 7 novembre dernier, je me suis dit qu'en scène, le groupe devait donner une saprée prestation où le party devait lever pas mal (et le coude itou).

Du rock sale et brut mélangé à du country; du joual, du salace (beaucoup de salace), des sacres, du banjo, des tavernes, de l'huile à moteur, du boire, un peu d'amour pis ben du fun. Ça ressemble à ça du Coleraine. Avec beaucoup d'humour, la formation nous entraine dans sa furieuse fiesta où les temps morts se font rares. Si on en ressort un peu lendemain de veille, on a quand même passé un maudit beau moment.

Je cite le communiqué : « Coleraine, c'est un village québécois de la région de l'amiante. Louis, guitariste et initiateur du projet, tenait à rendre hommage à ce coin de pays qui l'a initié aux plaisirs de la pêche, aux charmes ruraux et aux brosses de chalet. »

J'ai succombé à brosses de chalet.

Onze titres pas chic-chic (et c'est tant mieux) parmi lesquels figure une reprise du succès popularisé par Gildor Roy, Une autre chambre d'hôtel.

J'avise quand même : oreilles sensibles, vous n'êtes peut-être pas le public cible de Coleraine. Leveux de coude, preneux de brosse, loveux de rock arrosé au joual: cet album vous parlera fort probablement.

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