Au féminin

Amélie Aubé Lanctôt... (Courtoisie)

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Amélie Aubé Lanctôt

Courtoisie

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Hani Ferland

C'est une chronique au féminin pluriel qui s'offre à vous cette semaine. J'ai eu le bonheur exquis de jeter l'oreille sur le travail mélodique de trois belles artistes accomplies, chacune aux antipodes l'une de l'autre. Merci mesdames !

Amélie Aubé Lanctôt

Arts d'ondes

Indépendant

Il y a quelque chose de très hypnotisant dans le travail de la Sherbrookoise Amélie Aubé Lanctôt. Principalement parce qu'elle utilise sa voix comme instrument, à la façon d'un doux et enivrant chant inuit, sur son album Art d'ondes. Bien que la poétesse use d'une singularité musicale qui lui est propre, un parallèle peut se faire entre elle et l'oeuvre de Jorane. Peut-être par cette espèce de liberté fougueuse que l'on ressent chez la violoncelliste. Amélie Aubé Lanctôt s'annonce elle aussi comme une artiste qu'on sent fougueuse et libérée dans sa démarche artistique.

Bien sûr, l'essence même de l'oeuvre d'Amélie Aubé Lanctôt repose sur les textes. C'est que l'artiste, qui est active sur la scène littéraire depuis 2011, est détentrice d'une maîtrise en création littéraire de l'Université de Sherbrooke. Jongleuse de mots, artisane de la phrase, Amélie sillonne des thèmes propres à l'humain : la solitude, les relations amoureuses, le manque de communication entre les êtres.

Un album inclassable (du slam? De la poésie sonore?) et audacieux qui saura assurément charmer les amoureux littéraires. Arts d'ondes se dégustera en solo, l'oreille toute ouïe sur une ambiance mystique étoffée de mots.

Jenn Grant

Compostela

Outside Music

Rich Terfry de l'émission Radio 2 Drive à CBC a dit de cette rouquine de l'Île-du-Prince-Édouard qu'elle était l'une des meilleures chanteuses au monde en ce moment. Et j'ai tendance à penser la même chose.

Avec Compostela, Jenn Grant nous enveloppe dans son univers ouaté, dans son folk intimiste satiné d'une délicatesse qui fait fondre le coeur.

S'il n'y avait qu'une pièce à écouter pour complètement tomber en amour avec l'album de Jenn Grant, j'irais du côté de Bombshell, d'une douceur exquise où s'invitent piano, harpe, guitare sèche et nonchalance tout à fait charmante. Spades arriverait deuxième avec sa mélodie duveteuse qui évoque vaguement le succès de Dido, Thank you.

Un essentiel des dimanches matins de farniente, encoconné dans un grand tricot à déguster tranquillement un latte.

Lisa Leblanc

Highways, Heartaches and Time Well Wasted

Bonsound

On a vu poindre cette semaine sur les tablettes des disquaires l'attendu mini-album en anglais de Lisa Leblanc. Highways, Heartaches and Time Well Wasted présente six chansons - cinq originales et une reprise de la chanson folk traditionnelle américaine, Katie Cruel, popularisée par Karen Dalton.

Inspirée par un roadtrip aux États-Unis, Lisa a écrit ce court disque fort efficace qui fleure bon le rock (Gold diggin' hoedown rentre en tabarouette) entremêlé dans un folk très raw. On sent une nouvelle maturité musicale chez Lisa Leblanc dans ce EP. Pas de flafla, beaucoup de banjo, des airs qui goûtent les rides de char : Highways, Heartaches and Time Well Wasted est un album beaucoup trop court (j'en aurais pris deux d'même) qui met la table pour un éventuel opus plus garni, on l'espère.

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