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Hani Ferland

Hani Ferland et la musique, c'est une seule et même entité. Enfin presque. Quand elle jase musique, y a pas de fausses notes...

Slow Joe & The Ginger Accident

Lost for love

tôt ou tard

La formation Slow Joe & The Ginger Accident s'avère être un beau ramassis de talent. D'abord, il y a Slow Joe - Joseph Manuel Da Rocha - jeune homme de 71 ans qui a jadis fait la pluie et le beau temps en Inde où il vécut de poésie et de paradis artificiels durant une bonne cinquantaine d'années.

Il y a Cédrid de la Chapelle, guitariste de la scène lyonnaise, qui a fondé le Ginger Accident dans le but de faire rayonner son vieux pote Slow Joe, rencontré en 2007 à Goa, et de lui créer un répertoire de chansons inédites dans lesquelles il pourrait mettre de l'avant cette voix chaude de crooner cabossé.

Alors que le premier album, Sunny Side Up, a connu un accueil chaleureux (on l'a clap-clapé, on l'a élogé), Lost for love poursuit dans la veine du bravo et propose un univers musical hors norme des plus intéressants. La formation, qui se décrit comme faisant du psychedelic crooning, use d'un mélange de culture dans l'orchestration. Sonorités indiennes se love aux riffs d'une guitare farwestienne. Claviers, flûtes, trompettes et violons s'emballent sur des mesures de basse groovy. On passe du jazz au blues. Du rock à de l'orchestral à grand déploiement. Un impressionnant amalgame d'univers qui s'imbriquent parfaitement l'un dans l'autre.

À écouter absolument : la grandiose, sensuelle et bouleversante Cover me over chantée en duo avec Yael Naim. À donner le frisson. Vraiment.

Un album réfléchi, senti, poli avec amour. À découvrir.

The Stogies

Hoot

Indépendant

J'ai reçu ce disque, Hoot, façonné par une meute rockeuse d'Halifax répondant au nom de The Stogies (nanon, pas les Stooges : S-T-O-G-I-E-S). Difficile de ne pas y porter attention alors que la pochette - un hibou INTIMIDANT- me menaçait d'un regard de braise pour que je glisse le record dans le ghetto. Chose que je fis. Les hiboux intimidants ont toujours le dessus sur moi.

Et puis? Et puis wow. Même si au début j'ai eu un peu de difficulté avec le vocal poussé par Blake Johnson. Une voix qui veut en mener large, moins façonnée pour le gros rock sale que pour le country, dans lequel elle trouverait son confort absolu (le début de Plug me in, Turn me on va jouer dans la cour country en ti-pépère et sa voix colle parfaitement). Sauf que, SAUF QUE, c'est lorsqu'il s'abandonne complètement comme dans la pièce Lucky he got money, arrive un moment de grâce qui rassoit mes doutes. Ce dude est coulé dans le rock.

Côté musical, on plonge à fond dans le rock n roll façon 70's où s'enflamment les guitares, où les riffs lourds sont rois et maîtres et où le drum se fait pesant. On chatouille aussi une fibre blues fort bien amenée, tel qu'en fait foi You don't look too good qui blues son existence à coup de trompettes, de saxophones, de claviers, de piano. Une pièce de presque 6 minutes qui darde les feelings et clot le disque de façon magistrale.

The Stogies est actuellement en tournée pour le lancement de leur hibou intimidant. Ils seront sur la scène du Barfly à Montréal le 13 octobre si jamais tu passes par là. Quelque chose me dit que ce petit orchestre canadien doit offrir une solide prestation.

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