Clap clap!

Edward 7... (La Nouvelle, Hani Ferland)

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Edward 7

La Nouvelle, Hani Ferland

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Hani Ferland

Avant de plonger dans les albums de la semaine, j'aimerais faire un clap-clap bien senti à la jeune formation Edwar7 qui est repartie avec les grands honneurs au dernier Sherbrooklyn. BRAVO! Main d'applaudissement également à Mojo Wizard et à Trenty-One Twenty qui sont arrivés respectivement en deuxième et en troisième positions de ce généreux concours.

Gossling

Harvest of gold

Nettwerk Records

C'est une bien jolie première galette auditive que nous offre l'Australienne Gosslin (Helen Croome). À la fois dramatiques et aériennes; dansantes et graves, les compositions sont vernies d'une pop indie brillante à l'orchestration riche et sentie. Au travers l'opus s'invitent les cordes, créant une aura majestueuse - particulièrement pour les chansons Pulse et A lovers' spat.

Avec sa petite voix de souris qui vient jouer dans les octaves du haut, Gossling donne l'impression d'être empreinte d'une grande vulnérabilité. Or, avec la solidité de ses compositions, la jeune auteure-compositrice-interprète n'a rien de fragile. Cette fille est une machine qui maîtrise habilement les rudiments de la pop et les enrobe d'une laque précieuse.

Pour s'émouvoir un brin : on crinque solidement Songs of summer et on se laisse bercer par les voix réunies de Gossling et d'Alexander Burnett qui, lui, va plutôt jouer dans le timbre vocale d'un Nick Cave. Le mélange des tonalités est délicieux. L'attaque de violons alors que la pièce avance l'est tout autant.

Sinead O'Connor

I'm not bossy, I'm the boss

Nettwerk Records

Difficile d'oublier son Nothing compares 2 U de 1990. Difficile d'oublier son clip surtout, où elle apparaissait dépouillée de tout apparat- sauf peut-être d'une larme, sincère et troublante à un moment donné.

Honnêtement, je n'ai pas suivi la carrière musicale de l'Irlandaise. J'ai souvenir d'une Sinead en furie qui déchire une photo du pape durant une prestation. Arrachant son oreillette d'une main et scandant son message avec rage. Mais musicalement, aucun souvenir.

Plus récemment, sa prise de bec sur Twitter avec Miley Cyrus l'a remise dans la mire des médias. Son message se résumait à: « Fille, ta voix est magnifique. T'as pas à embarquer dans la game du tounu pis du sexu» (traduction ben lousse).

Et c'est là qu'arrive la surprise. Parce que voyez-vous sur sa pochette d'album, O'Connor dévoile un côté très sensuel, très glam, très cuirette noire aguichante. Non seulement ça surprend un brin, mais c'est un tout petit peu contradictoire avec le message envoyé à la jeune popstar. Une chose est certaine : Sinead a voulu provoquer.

Sur I'm not bossy, I'm the boss, on a affaire à une artiste mature qui a des années de pratique derrière la cravate. Voix chaude, posée, absolument maitrisée. Des riffs entraînants, une réalisation impeccable. Difficile toutefois d'y accoler une étiquette de genre. Si la pop ressort le plus de l'opus, on fait des arrêts partout. Harbour s'aventure avec fougue dans les bases du gros rock. James Brown va jouer dans le funk avec l'utilisation de la pédale wah-wah et l'apparition de trompettes de party. Take me to church tatillonne des avenues gospels. 8 Good Reasons titille une fibre trip-hop. Dense water deeper down enjoint l'équipe du country. Mais le mélange fonctionne assez bien, étrangement, avec la magnifique voix de l'artiste qui vient servir de liant.

À l'écoute du bon stock musical qu'offre Sinead O'Connor, je me dis qu'à quelque part, ce serait pas pire qu'on la redécouvre pour son art et non pas pour ses coups d'éclats. Parce qu'elle a assurément du talent et vient de sortir un pas pire p'tit record.

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